L’assassinat de Babacar Mbaye a ulcéré les enseignants dont les syndicats ont décrété hier une journée sans cours pour protester contre les violences faites au personnel éducatif. Partout dans le pays, les écoles publiques n’ont pas fonctionnée en guise de solidarité à M. Mbaye.
L’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Unapees) s’est aussi fendue d’une déclaration de soutien après la mort Babacar Mbaye, enseignant à l’école élémentaire Théophile Turpin de Ndiaffate. Elle condamne cet «acte odieux et présente ses condoléances à sa famille, ses proches et à la communauté éducative». Par contre, elle n’est pas en phase avec le boycott des enseignements décrété hier. «Si tous les Sénégalais ont réagi face à cet assassinat, force est de constater que cela n’a rien à voir avec les enseignements car les faits se sont déroulés hors de l’espace scolaire. C’est pourquoi l’Unapees considère que le mot d’ordre de grève des enseignants ne se justifie pas et ne se fonde sur aucun texte juridique», assène Abdoulaye Fané, président de l’Unapees. Il demande au ministère de l’Education nationale «de prendre ses responsabilités pour éviter que les élèves soient victimes d’une situation dont ils ne sont pas responsables».
Il faut savoir que Bassirou Mbaye a succombé à ses blessures mardi après plusieurs jours dans le coma à l’hôpital Principal suite à son agression. Le présumé meurtrier, P.C. Kandji, a surpris sa victime dans sa chambre en train de corriger des copies et lui a asséné plusieurs coups de bâton à la tête. Depuis, l’agresseur désigné serait en cavale. La nouvelle a choqué toute la ville de Kaolack et la communauté éducative.
Par Justin GOMIS – justin@lequotidien.sn











