Société

Morts non identifiés: deux personnes inhumées par l’hôpital régional de Ziguinchor

Entre juillet et septembre, deux corps sans vie non identifiés ont été déposés à la morgue du centre hospitalier régional de Ziguinchor par les éléments des sapeurs-pompiers. Ces personnes ont été inhumées par le service de l’Hygiène dudit établissement sanitaire sur autorisation du procureur de la République, près le tribunal de grande instance de Ziguinchor.

ZIGUINCHOR– Avec sa capacité d’accueil de 12 places dont 8 tiroirs fonctionnels (les quatre autres en panne), la morgue du centre hospitalier régional de Ziguinchor reçoit souvent des morts non identifiés. Ces personnes qui, pour la plupart, décèdent sur la voie publique y sont transférées par les éléments des sapeurs-pompiers. C’est le cas au mois de septembre dernier où le corps sans vie d’un jeune homme âgé de 25 ans a été retrouvé sur les rives du fleuve Casamance. Mort noyé et sans documents devant servir à son identification, il était difficile pour les services de l’hôpital régional de prendre contact avec les parents de la victime. C’est le même cas pour un autre individu retrouvé mort au mois de juillet 2021 au niveau de la gare routière de Ziguinchor. Pour mettre au courant leurs parents, le service de l’Hygiène et de la Sécurité du centre hospitalier régional a entrepris des démarches en créant des spots publicitaires diffusés dans trois radios de la ville et aux heures de grande écoute. Malgré cette large diffusion, ledit service n’a pas obtenu gain de cause. En même temps, il fallait également libérer les tiroirs pour pouvoir accueillir d’autres morts.

C’est ce mois de novembre que ces deux individus ont finalement été inhumés sur autorisation du procureur de la République à qui le service de l’Hygiène du centre hospitalier régional de Ziguinchor a eu à adresser des demandes d’autorisation d’inhumer. Selon le chef de ce service, c’était la seule solution. «On ne pouvait pas continuer à les garder. C’est ainsi que nous avons adressé des correspondances au procureur de la République qui a donné son accord nous permettant d’inhumer ces deux personnes. Nous avons essayé. Nous avons attendu. Mais, aucun membre de leurs familles respectives ne s’est présenté à nous pour réclamer le corps. Il fallait donc procéder à l’inhumation », confie au « Soleil » Alphousseyni Diatta. Outre ces deux personnes, un bébé dont les parents sont de nationalité étrangère a été inhumé le week-end dernier dans les mêmes conditions. Mais, en présence de ces parents. Car, renseigne le collaborateur du Dg Ndiamé Diop, les méthodes de recherche entreprises ont permis de trouver l’adresse exacte du quartier où réside la maman du bébé décédé le 16 septembre 2021.

Gaustin DIATTA (Correspondant) lesoleil.sn

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