Le parti démocratique sénégalais (PDS) a accepté de participé au dialogue national lancé par le président de la République. Lors de sa prise de parole, Nafissatou Diallo a expliqué les raisons de la présence du parti de Me Abdoulaye Wade, avant d’évoquer le cas Karim Wade, hors du pays depuis des années maintenant.
« Notre présence dans cette salle est l’expression de notre engagement patriotique. Elle est également la manifestation accomplie de notre force de responsabilités et de notre attachement au dialogue politique qui se trouve être un important levier de la démocratie et un élément important de notre programme fondamental. Pour rappel, le PDS a dialogué avec les présidents Senghor, Abdou Diouf et le régime socialiste malgré les emprisonnements de son parti à chaque fois qu’il a été question de sauver le pays d’une crise major. Notre participation à ce dialogue s’inscrit dans cette logique. De 2000 à 2012, le PDS au pouvoir et Me Abdoulaye Wade alors président de la République n’ont jamais cessé de dialoguer avec l’opposition dans l’intérêt de la patrie », a-t-elle déclaré.
Nafissatou Diallo a profité de son temps de parole pour évoquer le cas de Karim Wade, « exilé » au Qatar depuis des années maintenant. « Monsieur le président, lors de votre récente interview, accordée à une radio de la place, vous avez évoqué la question du parrainage, de l’amnistie et la révision du procès de notre candidat Karim Wade. Nous vous en félicitons et saluons votre courage et votre engagement à faire respecter à notre pays ces engagements d’internationaux. C’est tout à votre honneur car il est connu par toutes et tous que le respect d’un engagement est une formule d’expression de la foi pour tout croyant. Nous voudrions juste rappeler que la réparation de l’injustice subie par Karim Wade et ses compagnons n’est pas une affaire d’inéligibilité ou une question électorale. Il s’agit d’une question d’honneur, de dignité et de justice. Il s’agit également et surtout de faire montrer à votre pays ces engagements internationaux et corriger certaines erreurs judiciaires consacrées par plus de 15 décisions d’objectif international et étrangers », a-t-elle ajouté.










