Société

NDINGLER : LA GROGNE MONTE

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« Monsieur le Président de la République, si vous voulez régler un problème économique, en voici un. Les populations de Ndingler sont préoccupées par l’indisponibilité de leurs champs du fait d’une décision administrative. Malgré cette torture mentale, elles gardent leur dignité, mais l’irréparable peut se produire à tout moment », a posté Birahime Seck, le coordonnateur du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International.

Face à la presse, ce week-end, les paysans, qui rouspètent contre l’arrêté du Préfet de Mbour, relative à la suspension temporaire des travaux d’exploitation agricole de l’assiette foncière d’une superficie d’environ 80 hectares, objet du différend opposant la Société de Distribution de Matériel avicole (SEDIMA S.A) et les habitants du village de Ndingler. Ce, pour le motif de risques réels de troubles à l’ordre public liés à des menaces d’affrontements entre habitants de Ndingler et travailleurs de la SEDIMA. Et, pour faire respecter son arrêté, Mor Talla Tine a requis les services de la Compagnie de Gendarmerie de Mbour.

Ablaye Dione, le jaraaf (chef coutumier) de Ndingler, a déclaré ne plus être capable de retenir les siens. « Babacar Ngom exploite une superficie de 250 hectares. Il ne vaut pas mieux que nous. On est à bout et nous sommes prêts à retourner sur ces terres pour cultiver. Nous nous rendrons sur place dès la tombée de la première pluie, quel qu’en soit le prix », a déclaré dans des propos repris par le journal Le Quotien Féhel Ndour, au nom des femmes de Ndingler.
Ce conflit frontal a connu son début lors de l’hivernage dernier, les paysans dénonçant « l’accaparement » de leurs terres par l’homme d’affaires Babacar Ngom.

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