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On sait rire, chanter et danser à Dublin et à Dakar – Lequotidien

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C’est au bout de 6 heures et 30 minutes de vol qu’on arrive sur la terre rousse des Vikings, à l’Aéroport international de Dublin, en République d’Irlande. Je me rappelle vaguement une carte des raids que les Vikings ont eu à mener du temps de leur toute puissance un peu partout en Europe et dans la Méditerranée. Je me dis que l’homme a toujours voulu créer du trouble chez autrui. Après le débarquement des passagers, nous nous dirigeons vers le terminal où les agents de l’immigration nous ont accueuillis grandement avec leur sens de l’humour. Ils n’ont pas d’égal en Europe, car les Irlandais savent vraiment rire. Le Sénégal pourrait bien faire un jumelage avec ce pays, car tous deux possèdent d’incroyables talents en matière d’humour, avec des populations qui font dans la dérision, l’autodérision et l’humour sain.

L’Irlande détient l’un des plus riches patrimoines culturels en Europe, avec plus de sept millénaires d’histoire. La marque de la mémoire du pays est présente partout et les personnes rencontrées font preuve d’un fort attachement à la mère patrie et d’un enracinement. Contrairement à sa voisine du Nord, l’Irlande s’est détachée du Royaume-Uni depuis cent ans, après une longue période d’occupation. Ils ont d’ailleurs été leur première colonie. C’est aujourd’hui une République à part entière, membre de l’Union européenne et terre d’accueil de plusieurs grandes multinationales, du fait d’une fiscalité attrayante.

Il est toujours préférable dans les discussion à Dublin, de demander de quel pays notre interlocuteur est originaire, plutôt que d’insinuer toute filiation nationale. Une simple erreur pourrait faire jaillir de fortes émotions, tout en rendant incommode l’interaction. L’anglais et le gaélique sont les langues officielles de la République d’Irlande, qui est souvent appelée «l’Ile d’émeraude» du fait de sa vaste étendue de verdure. Un temps changeant fait vivre les quatre saisons en une journée. Le climat océanique et tempéré en fait avant tout un pays au vent humide, il y est souvent pluvieux.

La visiteuse que je suis, n’hésite jamais à se couvrir largement et d’enlever les couches de vêtements si besoin. C’est ce qu’on appelle «la technique de l’oignon», pour profiter, au cas où le soleil veut bien sourire sur Dublin, de ses rayons. Je bénéficie d’un bon bain de soleil lors de mon premier après-midi à Dublin. J’ai la chance pendant deux heures de profiter du soleil dans le grand parc Phoenix. Il est idéal pour prendre l’air, faire du jogging ou même méditer.
C’est installée sur une verdure apaisante que je me mets à revisiter le livre culte de Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques. L’auteur nous y propose une méthode basée sur quatre clés de la sagesse toltèque, donnant une lecture relative de plusieurs challenges dans le vécu d’une personne. Je serai toujours reconnaissante à l’ami qui m’avait recommandé ce livre. Il y a des livres qui vous donnent l’effet d’une claque et changent votre façon de voir le monde.

C’est en plein cœur de Dublin, dans Grafton street, que je termine mon après-midi. La couleur verte, en l’honneur de Saint-Patrick, anime le décor dans la célèbre ruelle du «Temple Bar». Tout au long de cette rue animée, on assiste à des concerts gratuits d’artistes chanteurs en guitare, en mode Ed Sheeran, s’improvisant dans les pas du génie roux qui a secoué le monde de la musique et à qui nous devons beaucoup d’hymnes de la nuit dansante. On dirait qu’à Dublin, les rues sont des nids d’artistes. Les talents du pays sont repérés à travers des allées, où les mélomanes marquent le pas pendant quelques minutes avant de laisser une petite contribution (pièces ou billets). Parfois, les enfants, en réceptifs naturels d’émotions, se joignent aux spectacles improvisés dans les rues pour quelques pas de danse.

Je suis retournée, après m’être imprégnée de cette scène à ciel ouvert, vers mon hôtel pour commander une soupe de légumes. C’est au bout d’une quinzaine de minutes que le monsieur est venu me livrer un bol de soupe fermé. La note signée, il partit. Le temps de m’asseoir et d’ouvrir le bol pour me rendre compte, à ma grande surprise, que le bocal était vide, mais tout chaud. J’en ai tellement rigolé, avant de me ressaisir pour appeler le room-service pour les en informer. Ils se sont marrés avec moi, avant de régler mon problème. Je ne serais pas surprise si c’était une blague organisée par les Irlandais, ils en sont pleinement capables !

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