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#Ourossogui – Polémiques sur la reconstruction du marché : Les commerçants ferment boutique.

Quelques mois après l’incendie, qui avait ravagé plusieurs boutiques au marché de la ville de Ourossogui, les commerçants sont sortis hier pour dénoncer leur non-implication dans le projet de démolition du marché et demander leur recasement et la construction du nouveau marché.

Par Demba NIANG – Ceux qui se sont rendus tôt hier au Marché central de Ourossogui ont dû attendre jusqu’à 11 heures 30 minutes pour pouvoir faire leurs emplettes. Et pour cause, les commerçants ont organisé une marche de protestation pour dénoncer leur non-implication dans le processus de reconstruction de leur marché et demander leur recasement. Avec le Programme de modernisation et de gestion des marchés (Promogem), l’actuel, en ruines et pas aux normes, va être démoli. Ce qui n’a pas été du goût des commerçants. Grossistes comme détaillants, vendeurs de poissons et légumes ont sorti tout ce qu’ils avaient de rouge, occupé les dédales du marché. Ils criaient : «Ne détruisez pas notre outil de travail. Nous devons être impliqués sur toute décision concernant le marché .Nous n’allons pas quitter le marché et nous exigeons des concertations.»

Les assurances du Préfet
Evidemment, ce fut une marche encadrée par les Forces de l’ordre. Elle a duré une tour d’horloge (de 10h 30 à 11h 30) et s’est achevée par une déclaration. Les commerçants accusent les autorités municipales de vouloir les «mettre devant le fait accompli en aménageant depuis vendredi, un site non loin du marché, des bâches pour les recaser». Selon eux, le Promogem et les autorités municipales n’ont pas voulu les impliquer dans ce processus. Pour eux, «tout ce qui se fait pour eux, sans eux, est contre eux». «Nous ne faisons pas confiance au Promogem qui a en charge la construction de 89 marchés au Sénégal et qui peine à terminer les chantiers déjà entamés», scandent les commerçants. Ils rappellent que cette marche est le «premier acte et d’autres s’en suivront après l’évaluation de cette première journée d’action». L’autorité préfectorale de Matam, pour sa part, n’a pas tardé à réagir pour calmer les esprits. Souleymane Ndiaye précise : «Pour les tentes déjà installées, c’est l’œuvre de la mairie. Moi, je suis initiateur d’un plan de recasement à élaborer.» Il a éteint les rumeurs de la vente du marché et des cantines entre 3 à 4 millions. «Le Programme de modernisation et de gestion des marchés est un programme de l’Etat du Sénégal comme le Promovilles. Il sera exécuté dans les 14 régions du Sénégal», rassure le Préfet de Matam.
Correspondant

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