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Patrick Vieira toujours dans l’attente : à trois semaines des éliminatoires, les Lions plongés dans l’incertitude

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Nommé sélectionneur du Sénégal depuis le 18 août, Patrick Vieira n’a toujours pas été officiellement présenté et son contrat resterait suspendu à l’approbation de l’État. À l’approche des matchs contre le Mozambique et l’Éthiopie, prévus les 23 et 27 septembre dans les éliminatoires de la CAN 2027, L’Observateur décrit une sélection confrontée à un inquiétant flou administratif et sportif.

Patrick Vieira toujours dans l’attente : à trois semaines des éliminatoires, les Lions plongés dans l’incertitude
Le Sénégal connaît le nom de son nouveau sélectionneur, mais celui-ci ne disposerait toujours pas de l’ensemble des outils administratifs lui permettant d’exercer normalement ses fonctions.

Selon L’Observateur, la Fédération sénégalaise de football a annoncé le 18 août la nomination de Patrick Vieira à la tête des Lions, en précisant que sa présentation officielle et les différentes étapes de son installation seraient communiquées ultérieurement.

Plus de deux semaines après cette annonce, l’ancien international français n’aurait toujours pas été présenté à la presse et son engagement ne serait pas encore définitivement formalisé.

La principale difficulté viendrait du contrat. Si la Fédération dispose du pouvoir de désigner le sélectionneur, l’État intervient dans la prise en charge financière de sa rémunération et de celle de son encadrement. L’accord nécessiterait donc une coordination entre les deux parties.

Ce flottement survient alors que le calendrier international avance rapidement. Le Sénégal doit recevoir le Mozambique le 23 septembre avant de se déplacer quatre jours plus tard pour affronter l’Éthiopie. Ces rencontres lanceront la campagne des Lions dans le groupe J des éliminatoires de la CAN 2027, où figure également le Soudan.

La période devait pourtant permettre au nouveau sélectionneur d’installer ses méthodes, de rencontrer les cadres, de définir les rôles et de préparer la nouvelle étape de la sélection après les turbulences des derniers mois.

Or, chaque semaine perdue réduit le temps disponible pour organiser le premier rassemblement.

Interrogé par L’Observateur, Gaoussou Dramé, ancien entraîneur du CNEPS Excellence de Thiès, pointe un problème de fonctionnement entre les centres de décision. Il estime que la transition aurait dû être anticipée et que la situation actuelle donne l’image d’une Fédération qui avance encore à tâtons.

Pour lui, les questions liées à l’ancien sélectionneur, à la désignation du nouveau technicien, à son staff, à la planification et à la communication auraient dû être réglées bien plus tôt.

Patrick Vieira hérite en outre d’une sélection fragilisée par plusieurs absences.

Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye doivent manquer les rencontres contre le Mozambique et l’Éthiopie en raison de suspensions de deux matchs officiels prononcées par la Confédération africaine de football à la suite d’incidents intervenus lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, rapporte L’Observateur.

À ces suspensions s’ajoute la blessure d’Habib Diarra. Le milieu de terrain, qui sortait d’une prestation remarquée avec Sunderland contre Fulham, souffrirait d’une blessure à la cuisse. Son entraîneur aurait évoqué une indisponibilité comprise entre six et huit semaines.

La situation de Krépin Diatta constitue une autre interrogation. Libre depuis la fin de son contrat avec Monaco, le latéral ou piston sénégalais n’aurait toujours pas retrouvé de club. Même s’il poursuit une préparation individuelle, son manque de compétition et de travail collectif pose inévitablement la question de son niveau de forme au moment du rassemblement.

Gaoussou Dramé estime que le retard pris dans l’installation de Patrick Vieira peut également peser sur l’état d’esprit du groupe. Selon lui, les joueurs ont besoin de savoir clairement qui décide, quelles sont les attentes et quelles règles encadreront la nouvelle période.

Il juge sévèrement l’organisation actuelle et considère que les problèmes administratifs entourant régulièrement l’équipe nationale finissent par prendre une place excessive.

La nomination de Patrick Vieira était précisément censée ouvrir un nouveau cycle et refermer une période de tensions. Pour l’instant, souligne L’Observateur, elle a surtout ouvert un nouveau feuilleton.

À l’approche des éliminatoires, l’inquiétude ne tient donc pas uniquement à la valeur du Mozambique ou de l’Éthiopie. Elle concerne d’abord la capacité des responsables sénégalais à achever une transition engagée depuis plusieurs semaines.

Patrick Vieira devra remettre l’équipe en ordre de marche. Mais avant de lui demander de restaurer la stabilité sportive, Fédération et État devront, selon l’analyse du quotidien, achever de mettre de l’ordre dans son propre environnement administratif.

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