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Pikine-Guédiawaye – Sécurité des bus et des voyageurs : Les Forces de l’ordre veillent au grain

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Dans la banlieue dakaroise, les différents véhicules de transport ont roulé normalement. Avec la présence des Forces de l’ordre, les non-grévistes n’ont pas eu de soucis pour assurer leurs navettes.

Par Abdou Latif MANSARAY – Il n’y a pas eu de bousculade ou de longues files de marcheurs le long de l’autoroute ou d’autres axes routiers. La grève des transporteurs n’a pas impacté hier la banlieue dakaroise. Peu de chauffeurs Tata ont préféré respecter ce mot d’ordre de grève. Et la grande masse a travaillé sous l’assurance des Forces de l’ordre, qui sillonnaient les différents garages et les artères les plus empruntées. C’est une façon de sécuriser les bus et leurs passagers contre les saboteurs, qui avaient proféré des menaces contre ceux qui s’aventureront à mettre en circulation leurs véhicules. Guédiawaye, qui héberge de nombreux garages de bus Tata, n’est pas une ville morte. Les «taxi-clandos», «Ndiaga Ndiaye», Jakarta ont assuré le transport sans couacs. Au «Tournale Serigne Assane», les lignes 36, 33, 32, 70, 41 ont assuré le transport du côté de Gadaye. Les 30, 42, 49 ont aussi effectué correctement leurs rotations. «Nous n’avons pas senti l’impact de cette grève. Franchement on n’était pas rassurés. On avait même peur de rater nos rendez-vous. Heureu-sement que certains chauffeurs et responsables de bus ont eu la conscience de ne pas participer à cette grève», se félicite un client rencontré dans le bus 33. Au marché «Bous bess», c’est le même constat : les «Ndiaga Ndiaye», faisant la navette vers Pompier jusqu’à la Gare de Petersen, ont aussi circulé normalement. Même s’ils ne sont pas majoritaires sur la circulation, les «Cars rapides» étaient visibles dans le trafic, en dépit du mot d’ordre de grève.

Les «Tiak-Tiak» prennent le pouvoir
A Pikine, c’est l’effervescence. Alors que les chauffeurs profitent souvent de telles situations pour surenchérir le prix du transport, à la station «Tally bou Mack», il n’y a pas eu de hausse. Il y règne l’ambiance quotidienne. Il faut slalomer entre les files humaines pour se frayer un chemin. Ici, les bus partent vers toutes les destinations comme si de rien n’était. Au rond-point Tribunal départemental de Pikine-Guédiawaye, rien n’a changé. En plus des Tata, des «clandos» ou taxis, les Jakarta-men n’ont pas aussi levé le pied. Ils ont profité à fond de cette journée boycottée par une partie des opérateurs privés du transport en commun. Pour soulager même certains passagers, des conducteurs de moto ont baissé leur tarif habituel. «Depuis ce matin (hier), on transporte les clients dans tous les coins et recoins de la région de Dakar, avec des tarifs qui ne dépassent pas 2000 francs Cfa, de la banlieue en ville en moins d’une heure», informe un conducteur de Jakarta. Sans aller en grève, ils ont aussi des doléances comme les autres transporteurs : ils veulent être reconnus, organisés et aussi obtenir des garages de stationnement. Bref, ça roule dans tous les sens…
latifmansaray@gmail.com

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