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PLAN PRIORITAIRE DE 5 ANS : 4 MILLE MILLIARDS POUR MIEUX TIRER AVANTAGE DES RESSOURCES

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Présentée ce vendredi, 25 octobre, à l’occasion d’un atelier de restitution tenu au Building du président Mamadou Dia (ex-Building administratif), la Lettre de politique de développement du secteur de l’Energie (LPDSE), constitue, selon les termes de référence, une exigence de la mise en œuvre des réformes du cadre de gestion des politiques et des finances publiques matérialisées par le basculement à la budgétisation axée sur les résultats dès 2020.

Plan prioritaire de 5 ans d’un coût estimé à 4 mille milliards F CFA

Après un « diagnostic sans complaisance », le ministre du Pétrole et des Energies renouvelables, Mouhamadou Makhtar Cissé, décrit « une vision adossée à la vision globale qui doit conduire notre économie à l’horizon 2035. Le PSE a été coupé en 2 tranches de 10 ans avec des plans prioritaires de 5 ans. Et, tous les secteurs doivent également avoir des stratégies de planification en extrayant du PSE des objectifs prioritaires fixés par ce plan pour les transformer en vision. Dans le secteur de l’Energie, la vision, c’est l’accès généralisée à une énergie durable, et à un coût supportable pour les ménages et les entreprises. Ce qui doit nous pousser à faire de l’énergie durable et de qualité le fondement de l’émergence du Sénégal ».

Pour rappel, les orientations, sur la période 2012-2017, étaient fondées sur « l’accès à l’énergie pour tous afin d’impulser une croissance économique pour un développement équitable, le développement d’une politique de mix-énergétique associant diverses sources dont le thermique, le gaz naturel et les énergies renouvelables mais aussi la promotion de la maitrise et de l’efficacité énergétique, le renforcement de la régulation et du secteur de la gouvernance, la sécurisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers de qualité dans des conditions optimales de sécurité, l’intensification de la promotion du bassin sédimentaire, depuis nous avons trois découvertes importantes, au Nord, au Centre et un peu au Sud, et l’assurance de la qualité des produits pétroliers ainsi que les conditions de sécurité des activités.

Concernant la période 2019-2023, il s’agit, explique l’autorité de tutelle, « de consolider les acquis mais aussi et surtout de mettre en place l’écosystème devant permettre de tirer le meilleur avantage de nos ressources ».
D’un coût estimé à plus de 4 mille milliards F CFA, Mouhamadou Makhtar Cissé indique que « ce budget intègre les financements hydrocarbures ». Ainsi, « rien que les financements des parts de Petrosen sur les 2 blocs où nous avons du pétrole et du gaz, c’est 2 milliards de dollars, soit 1200 milliards F CFA », détaille-t-il.

Les fruits de la coopération allemande

L’atelier de restitution, a réuni les acteurs du gouvernement (ministère des Finances et du Budget, de l’Environnement, de l’Economie, de l’Agriculture, de l’Economie maritime, etc.), de la société civile (Enda, Plan international, …), le secteur privé, et les partenaires techniques et financier, dont la coopération allemande qualifiée de « forte (et) discrète ». « Le portefeuille de l’énergie avec l’Allemagne est estimé à 200 millions d’euros dont presque 50% (85 millions d’euros) constituent des dons à travers son bras technique la GIZ, et celui financier, KFW (établissement de crédit) », chiffre Mouhamadou Makhtar Cissé. Qui ajoute pour s’en réjouir, « les projets phares que nous avons aujourd’hui sur le développement des énergies renouvelables, (il y a) l’électrification par hybridation des îles du Saloum. (Un programme) à amplifier parce que les îles ne peuvent pas être isolées deux fois, coupées du territoire, et être en plus dans l’obscurité. Nous avons également la centrale de 23 MW de Diass dont les 15 premiers Mégawatts sont déjà dans le réseau de SENELEC ».

Un autre financement, fruit de la même coopération, d’un coût de 120 millions d’euros, concernera l’électrification de 300 villages au Sénégal. Un programme qui sera piloté par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
« Des intérêts divergents », avertit l’Ambassadeur d’Allemagne au Sénégal Thomas Wexler, l’Ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, insiste, lui, sur les difficultés. « On est tous d’accord que la réussite du PSE (dépend) de la création d’emplois pour les jeunes sénégalais. Mais pour renforcer le secteur privé, celui de l’Energie a un très grand rôle à jouer. Le problème, c’est que c’est un marché très difficile. Parce que dans ce marché tous les pays du monde, il y a des intérêts différents, des cibles et objectifs qui ne sont pas toujours compatibles.

Tout le monde veut de l’électricité qui n’est pas chère alors que les investisseurs, qui mettent d’importantes sommes, ne veulent pas perdre leur argent. Les zones rurales n’ont pas toujours les mêmes intérêts que les zones urbaines. C’est plus facile dans les zones urbaines mais les gens pauvres en milieu rural ne peuvent pas payer des prix exorbitants. Il y a une multitude de problèmes dans tous les pays. C’est un processus qui est compliqué mais important pour un pays comme le Sénégal, qui est en voie d’industrialisation », relève-t-il.
emedia

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