Economie

Politique de la subvention : Le Sénégal se rapproche du Fmi

Le Sénégal assure que les subventions ne vont pas dépasser 2,2% du Pib. Une position qui se rapproche des directives du Fonds monétaire international. Le Fmi avait taxé d’un «peu trop ambitieuse l’enveloppe de 350 milliards pour l’énergie en 2023». Bien que ce montant ait été inscrit dans le budget, le Premier ministre a assuré que tout sera fait pour éviter le déficit budgétaire.

Le Sénégal entre dans les rangs. La position des institutions de Breton Woods sur la subvention est restée figée. Finalement, le Sénégal va s’y plier. En effet, le Premier mi­nistre a annoncé qu’un «montant de 450 milliards est prévu au titre des subventions pour l’année 2023 dont 350 mil­liards pour l’énergie. En tout état de cause, en 2023, les subventions ne dépasseront pas 2,2% du Pib. Pa­ral­lèlement, des mesures spécifiques sont prévues pour les réduire, notamment dans les domaines de l’électricité et du carburant, afin d’éviter des dérapages susceptibles de porter atteinte aux équilibres budgétaires. Mieux, la distribution des subventions sociales sera davantage ciblée. La différentiation sera opérée entre les bénéficiaires, de sorte à fournir plus d’aide à ceux qui en ont le plus besoin». Une décision qui rappelle la sortie de Edward Gemayel, le chef de division du Département Afrique du Fmi, lors d’une conférence sanctionnant la revue des programmes en cours avec le Fmi. «350 milliards sont prévus en 2023 pour la subvention sur les énergies. Nous pensons que cette allocation est un peu ambitieuse. On voit les dépenses pour les subventions aux alentours de 450 milliards. Cependant, cela nécessite des actions par le gouvernement. Si ces mesures ne sont pas prises, les subventions pourront plus que doubler. Cela pourrait amener le déficit à 7 ou 8%», avait déclaré Edward Gemayel, le 15 novembre dernier. Amadou Ba répondant à une question sur la présence étrangère sur l’économie, a rassuré que le Sénégal est un pays souverain. Ce n’est pas parce que le pays est classé parmi les économies les moins fortes qu’il va subir des diktats. «Le Sénégal est indépendant depuis 1960. Personne ne peut nous dicter ce qu’on doit faire. On est globalement en bons termes avec tous les pays (…) Tout investisseur sera protégé par l’Etat. C’est notre devoir», ajoute Amadou Ba. Qui a annoncé que la gouvernance de la Senelec va changer. «La Senelec sera réformée à travers sa restructuration qui est déjà en cours. Ainsi seront créées une holding qui sera le concessionnaire vis-à-vis de l’Etat et ses filiales. La séparation comptable est effective depuis 2019. La séparation juridique et organisationnelle sera finalisée au cours du premier trimestre de l’année 2023», conclut le Premier ministre.
Par Malick GAYE-mgaye@lequotidien.sn

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