Accueil Actualités Pour retrouver les personnes suspectes : La chasse à l’homme lancée

Pour retrouver les personnes suspectes : La chasse à l’homme lancée

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Après que la présence de 18 personnes «armées» a été signalée entre Ngano et Bow, situés dans le département de Kanel, les autorités et les populations se sont lancées à leurs trousses. Vu la porosité des frontières, ils peuvent disparaître comme ils ont apparu.

Au plus haut niveau, cette affaire est prise au sérieux. Au niveau des autorités, l’on refuse de se prononcer publiquement sur la présence de ces hommes dans le Dandé Mayo sud. Entouré par une ceinture de feu, le Sénégal redoute la contagion djihadiste à ses frontières. En tout cas, la traque de ces hommes est lancée par les Forces de sécurité de manière conjointe comme l’ont confirmé certains responsables publics de la région de Matam, contactés par Le Quotidien. Jusqu’au milieu de la journée d’hier, pas de trace de ces hommes après qu’ils ont été vus dans la zone le jour de la Korité.

Interrogé par la Rfm ce samedi, le Président Sall avait répété qu’il était essentiel de renforcer la surveillance des frontières. Ce qui explique la construction de nouvelles brigades de gendarmerie, de camps militaires et aussi la rénovation des postes frontières dans les zones Nord grâce aux investissements du Puma.
Dans son édition du 23 janvier dernier, Le Quotidien révélait aussi l’arrestation de trois individus dans la commune de Sadatou, à l’Est du pays. Présentés comme des djihadistes dont la présence a été signalée dans la zone depuis quelques semaines, ils ont été pris en chasse par les populations. Pour certains habitants de la zone, ces présumés terroristes préparaient des attentats de grande envergure. Si deux sont parvenus à semer leurs poursuivants, à la faveur de l’obscurité, le troisième n’a pas eu cette chance. Il a été lynché à mort. Les forces de l’ordre, dépêchées sur place, ont constaté que le corps était déjà enseveli. Certains de ses bourreaux expliquent que c’était le meilleur moyen de protéger leur zone et d’éviter qu’elle ne serve de base à d’éventuelles opérations criminelles dans le pays.

En février 2021, quatre hommes suspectés de terrorisme ont été arrêtés à Kidira, localité située dans la région orientale du pays, puis écroués pour «association de malfaiteurs» et «actes d’appui au terrorisme». En outre, des images de propagande djihadiste ont été retrouvées dans leurs téléphones portables. Selon les enquêtes, le numéro de l’un des suspects figurerait également dans un groupe WhatsApp lié à la Katiba Macina de Amadou Koufa, l’une des principales composantes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim), affilié à Al-Qaida au Sahel.
Par Demba NIANG (Correspondant)
et Bocar SAKHO (bsakho@lequotidien.sn)

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