Dans notre pays, certaines femmes paient cher le fait d’avoir choisi de servir la République avec droiture. Mimi Touré, en est l’exemple le plus récent.
Ancienne Premier Ministre, Mimi Touré a fait plusieurs années de carrière au service de l’État du Sénégal. Un parcours jalonné de responsabilités, assumées avec rigueur, courage et loyauté. On peut discuter de ses positions politiques. On n’a pas le droit de salir son honneur.
Une femme qui ne compte sur personne
Ce qui dérange, c’est justement cela : Mimi Touré s’est construite seule. Sans clan, sans raccourci, sans compromis douteux. Elle parle. Elle tranche. Elle assume. Dans un milieu politique souvent marqué par les calculs, elle a choisi la franchise.
C’est cette indépendance, cette sincérité qui dérangent. Parce qu’une femme libre, qui ne doit rien à personne, est toujours perçue comme une menace.
La place des femmes en politique : entre admiration et acharnement
Au Sénégal, nous aimons dire que nous valorisons nos femmes. Mais dès qu’une femme prend de la hauteur, dès qu’elle occupe les plus hautes fonctions de l’État, elle devient cible.
On lui demande d’être compétente, mais pas trop visible. D’être forte, mais pas trop franche. D’être ambitieuse, mais de se taire.
L’acharnement contre Mimi Touré n’est pas seulement une attaque contre une personne. C’est un message envoyé à toutes les jeunes filles du Sénégal : « Si tu oses, on te brisera. »
Nous refusons ce message.
Stop à la calomnie, place au respect
Le Sénégal a besoin de modèles. Nos filles ont besoin de voir que le travail, l’honnêteté et le mérite paient. Elles ont besoin de femmes comme Mimi Touré pour croire qu’elles aussi peuvent diriger, décider, servir.
Nous appelons donc au respect des personnes, au débat d’idées et à la fin des procès en diffamation.
Mme Mimi Touré mérite la reconnaissance de la Nation pour son service. Elle mérite surtout la paix et la dignité que l’on doit à toute femme d’État.
Mme Socé DIOP DIONE
Présidente du Conseil Départemental de Koungheul.












