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Présidence en Afrique: ces héritiers qui occupent le «fauteuil paternel»

Il y a décidemment une lignée des dynasties politiques africaines de fils d’anciens présidents devenus Chefs d’Etat à leur tour. Uhuru Kenyatta au Kenya, Joseph Kabila en RDC, Faure Gnassingbé Eyadema au Togo, Ali Bongo Ondimba au Gabon et Mahamat Idriss Déby au Tchad. Ces héritiers qui ont fini par occuper le «fauteuil paternel» s’étaient souvent préalablement préparés à l’exercice du pouvoir.

Kenya : Uhuru Kenyatta
Le père d’Uhuru Kenyatta («libération» en swahili), est la principale figure de l’opposition à la colonisation britannique. Il devient le premier président du pays en 1964. Uhuru grandit donc au cœur du pouvoir. En 1978, son père Jomo Kenyatta meurt alors qu’Uhuru n’a que 16 ans. Quelques années plus tard, le jeune homme quitte le pays pour réaliser des études à l’université d’Amherst, dans le Massachusetts. Revenu au pays, Uhuru Kenyatta ne s’engage pas tout de suite en politique. Il fonde une société d’exportation de produits agricoles et reprend l’empire financier familial. En 2007, plutôt que de se présenter, il soutient Mwai Kibaki qui l’emporte face à Raila Odinga. En 2011, sa fortune personnelle est estimée par le magazine Forbes à 500 millions de dollars, lui valant la position de 26e fortune africaine. En 2013, il se présente à l’élection présidentielle sur un ticket avec son ancien adversaire politique William Ruto, et remporte le scrutin. À 51 ans, Uhuru Kenyatta devient le plus jeune président du pays.

Gabon : Ali Bongo Ondimba
Ali Bongo Ondimba a succédé à son père Omar Bongo à la tête de la République du Gabon en 2009. La succession est intervenue après le décès de son paternel, resté au pouvoir 41 ans. Ali Bongo se présente candidat à sa propre succession pour un nouveau mandat de sept ans en 2016. Face à lui, onze candidats dont un favori: Jean Ping, 73 ans, ancien ministre de son père et ex-numéro un de la commission de l’Union africaine. Mais le président sortant bien qu’accusé de fraude par l’opposition finit par remporter l’élection.

Togo: Faure Gnassingbé Eyadema
Au Togo, Faure Gnassingbé succède à son père le général Gnassingbé Eyadéma, décédé le 5 février 2005 après plus de 38 ans de pouvoir. Faure était déjà ministre. Son installation à la suite d’élection présidentielle avait déclenché une vague de violences durement réprimée, notamment dans les fiefs de l’opposition, qui dénonçait «une fraude massive». Après trois mois de crise politique, il est finalement officiellement déclaré président élu, puis investi à la tête du pays.

République Démocratique du Congo (RDC): Joseph Kabila
Joseph Kabila «novice en politique» a pris le pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré Kabila, le 16 janvier 2001. Militaire de formation, Joseph Kabila prend les rênes d’un vaste pays ravagé par la guerre. En octobre 2006, il remporte l’élection présidentielle, devenant à l’âge de 35 ans le premier président élu au suffrage universel du pays et le plus jeune chef d’Etat en exercice en Afrique.

Tchad : Mahamat Idriss Déby
Peu connu du grand public, le jeune général quatre étoiles Mahamat Idriss Déby, qui coordonnait la sécurité rapprochée de son défunt père le président Idriss Déby Itno est le nouvel homme fort du Tchad. Il est propulsé au devant de la scène à l’âge de 37 ans devenant le successeur d’Idriss Deby à la tête du pays depuis 30 ans, tué dans des affrontements. Mahamat Idriss Déby a été nommé par les 15 généraux composant le Conseil militaire de transition (CMT) qu’il dirige pour une période de 18 mois avant des élections qu’il a promises, selon un décret.
AVEC LE SOLEIL

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