Pour connaître la teneur de l’hivernage 2023, il faudra attendre la première semaine du mois de mai. C’est ce que Diabel Ndiaye a indiqué. «D’ici deux semaines, on aura les premiers résultats de l’hivernage au niveau national», a dit le chef du service climatologie et services climatiques de l’Anacim.
Par Malick GAYE – Quel visage le climat va-t-il montrer pour l’hivernage 2023 ? C’est une question qui n’intéresse pas que les cultivateurs. A plus d’un titre, ces données intéressent pratiquement tout le monde. «Nos résultats seront consolidés et confortés avec ce qui se passe dans la sous-région, en vue de faire une mise à jour et de les communiquer dans la première semaine du mois de mai. D’ici deux semaines, on aura les premiers résultats de l’hivernage au niveau national, que nous allons consolider avant de participer au Forum des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques pour la zone soudano-sahélienne (Presass) qui se tiendra du 24 au 28 du mois en cours au Niger», a annoncé Diabel Ndiaye, chef du service climatologie et services climatiques de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Ces propos ont été tenus hier lors de la célébration de la Journée mondiale de la météorologie dont le thème est «L’avenir du temps, du climat et de l’eau à travers les générations». Une journée mise à profit par l’Anacim pour sensibiliser les élèves du lycée Limamoulaye sur les enjeux climatiques.
«L’avenir reste préoccupé par les changements climatiques. C’est l’occasion de sensibiliser les populations sur leur impact. On voit de plus en plus de phénomènes extrêmes. La météo joue le rôle de prévention par la diffusion d’alertes précoces», a rappelé le Directeur général de l’Anacim, Sidy Guèye.
Fort de ce constat, le gouvernement, qui souhaite faire du Sénégal un hub aérien, a entrepris une modernisation des aéroports régionaux. Des rénovations dont l’Anacim devrait aussi bénéficier. «Des prévisions météorologiques de qualité nécessitent des équipements d’observation modernes, des outils de prévision de pointe, un personnel hautement qualifié et motivé. C’est ainsi que l’Agence nationale de l’aviation et de la météorologie a entrepris un vaste programme de rénovation et de réhabilitation de son réseau d’observation. Les stations de Mbour, Fatick, Ranérou ont été entièrement reconstruites et équipées. Les stations de Vélingara, Louga, Kolda, Koungheul… sont en cours de construction et/ou réhabilitation», a déclaré le directeur de Cabinet du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires. Malick Sonko a ainsi affirmé que «les stations météorologiques de Saint-Louis, Matam, Kaolack, Ziguinchor, Kédougou, Cap-Skiring et Linguère seront entièrement réhabilitées. Les données collectées à partir de ces stations alimentent notre base de données météorologique. Elle nous permet, entre autres, de mesurer le degré de variation du climat et de constater les impacts des changements climatiques sur notre région, qui se manifestent par une fréquence inhabituelle des évènements météorologiques extrêmes». Malick Sonko a aussi annoncé que le nouveau siège de l’Anacim sera un «imposant bâtiment qui sera construit à Diamniadio».
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