Avant de rallier Thiès dans l’après-midi d’hier pour présider le Conseil des ministres décentralisé, Macky Sall a passé la journée à Abidjan, où il a participé à la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix décerné à l’ancienne Chancelière allemande, Angela Merkel. Dans une sous-région fortement secouée par l’insécurité, le Président Sall a insisté sur l’importance de préserver la paix.
Par Dieynaba KANE – Le Président Macky Sall a pris part hier matin, à la cérémonie du Prix Félix Houphouët-Boigny de l’Unesco pour la recherche de la paix à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire). Venu représenter le parrain de ce prix, le Président Abdou Diouf, M. Sall s’est félicité du choix porté sur l’ancienne Chancelière allemande, Angela Merkel. Pour le président de la République, «loin d’un simple rituel, cette cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny est un appel au dépôt des armes, un appel à la paix et au vivre-ensemble, en Afrique et ailleurs».
Parlant de la lauréate, il déclare : «Vous méritez ce prix pour votre œuvre de femme d’Etat avisée, qui a toujours su cultiver le dialogue et le compromis, en ayant le sens des enjeux et la vision d’un monde plus humain, plus solidaire et plus accueillant.» Poursuivant son propos, Macky Sall ajoute : «C’est pourquoi le Prix Nansen 2022 du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés vous a été attribué, parce que vous aviez ouvert, quelques années plus tôt, les portes de votre pays à plus d’un million de réfugiés, hommes et femmes de tous âges, fuyant la misère de la guerre.» D’après le Président Sall, «poser un tel acte de compassion et de courage, au moment où d’autres se barricadaient derrière des frontières hermétiques, c’est rappeler au monde que le droit d’asile est d’essence universelle, et que l’humanité a un destin commun».
Par ailleurs, le chef de l’Etat a profité de cette occasion pour lancer un appel à la paix dans le monde : «Hélas, en temps de guerre, et nous sommes en temps de guerre, l’appel à la paix est généralement peu entendu.» C’est pourquoi, fait-il savoir, «il faut le répéter tant que tonne le bruit macabre du canon, tant que la terre est gorgée du sang des innocents, tant que coulent les larmes des veuves et des orphelins, et que le deuil continue de hanter la quiétude des familles».
Créé en 1989, ce prix honore chaque année des personnes, institutions ou organismes privés ou publics ayant contribué de manière significative à la promotion, la recherche, la sauvegarde ou au maintien de la paix, conformément à la Charte des Nations unies et à l’Acte constitutif de l’Unesco.
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