Accueil Actualités Rébellion de Wagner: Evguéni Prigojine annonce que ses hommes «rentrent» dans leurs...

Rébellion de Wagner: Evguéni Prigojine annonce que ses hommes «rentrent» dans leurs bases

0

17h11 : Moscou met en garde l’Occident contre toute tentative de « profiter » de la situation« Nous mettons en garde les pays occidentaux contre toute (tentative) de profiter de la situation intérieure en Russie pour atteindre leurs objectifs russophobes. De telles tentatives seraient futiles », déclare le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. « Tous les objectifs de l’opération militaire spéciale (en Ukraine) seront atteints », ajoute-t-il.

16h14 : La région russe de Kalouga annonce des restrictions sur les déplacements.

La région russe de Kalouga, dont la capitale est à 180 km au sud de Moscou, a introduit des restrictions sur les déplacements. « Le quartier général opérationnel a décidé de temporairement introduire des restrictions de transport automobile sur les routes de la région situées dans les territoires limitrophes des régions frontalières avec celle de Kalouga, (soit) les régions de Toula, Briansk, Orlov et Smolensk » qui sont au sud, à l’est et à l’ouest de Kalouga, précise le gouverneur Vladislav Chapcha.

16h01 : La Lettonie annonce renforcer la sécurité à ses frontières.

« La Lettonie suit de près l’évolution de la situation en Russie (…). La sécurité aux frontières a été renforcée », a annoncé sur Twitter le président élu de la Lettonie Edgars Rinkevics, précisant que la délivrance de visas ou l’entrée de Russes venant de Russie était suspendue.

15h53 : Des combattants de Wagner dans la région de Lipetsk.

Le gouverneur de la région de Lipetsk, à environ 400 km au sud de Moscou, indique sur Telegram que des éléments du groupe paramilitaire « sont en train de se déplacer » sur le territoire régional, ce qui confirme leur progression vers la capitale russe. « Les agences de maintien de l’ordre et les autorités (…) prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population. La situation est sous contrôle », assure Igor Artamonov.

Selon l’un des blogueurs militaires russes les plus populaires, « Rybar », les combattants de Wagner « ont dépassé la ville d’Ielets », située à 340 km de Moscou, avec l’intention apparente de tenter de traverser un pont au-dessus de la rivière Oka et de poursuivre leur marche par l’autoroute reliant le sud du pays à la capitale russe.

14h47 : Le Kremlin dit avoir le soutien du président turc Erdogan.

Dans un communiqué, la présidence russe indique que Vladimir Poutine a reçu le « plein soutien » de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un entretien téléphonique consacré à la rébellion armée du groupe Wagner.

14h45 : Ramzan Kadyrov annonce envoyer ses hommes dans les « zones de tension ».

« Les combattants du ministère de la Défense et de la Garde nationale tchétchènes se sont déjà rendus dans les zones de tension. Nous ferons tout pour préserver l’unité de la Russie et protéger son statut d’État », a déclaré sur Telegram le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont les hommes ont été très actifs dans l’offensive russe en Ukraine.

14h36 : Les chefs de la diplomatie du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ».

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell indique que les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont entretenus pour un « échange de vues ». Aucun détail n’a filtré sur le contenu de ces échanges. Washington a simplement indiqué que les États-Unis allaient rester en « étroite coordination » avec leurs alliés après ce premier échange, tout en précisant que cette rébellion ne changeait rien au soutien à l’Ukraine.

14h20 : La rébellion en Russie, une « opportunité » pour l’Ukraine.

La Russie a engagé un processus conduisant à sa propre destruction en envahissant l’Ukraine, estime sur Telegram la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar. « Que cela signifie-t-il pour nous ? Une fenêtre d’opportunité », ajoute-t-elle, assurant que l’Ukraine continue son travail pour la « victoire ».

14h05 : Evguéni Prigojine affirme avoir pris le QG militaire de Rostov « sans coup de feu ».

« Pourquoi le pays nous soutient ? Parce que nous effectuons une marche pour la justice », dit dans un message audio sur Telegram le chef de Wagner, accusé de « trahison » par Vladimir Poutine. « Nous sommes entrés dans Rostov, et sans tirer un seul coup de feu, nous avons pris le bâtiment du quartier général », ajoute-t-il.

13h54 : Poutine est au Kremlin, assure son porte-parole.

« Le président travaille au Kremlin », assure Dmitri Peskov, cité par l’agence d’État Ria Novosti, qui l’interrogeait sur des rumeurs sur les réseaux sociaux affirmant qu’il avait quitté Moscou à cause de la rébellion du groupe Wagner.

13h15 : Les habitants de la région de Lipetsk appelés à rester chez eux.

« Afin d’assurer l’ordre et la sécurité des citoyens de la région de Lipetsk, le quartier général opérationnel (régional) appelle les habitants à ne pas sortir de leurs maisons sauf nécessité, et à renoncer à tout déplacement dans un véhicule privé », indique le compte Telegram des autorités de la région, située à 420 km au sud de Moscou. Cet appel coïncide avec la diffusion sur Twitter de vidéos montrant une colonne de véhicules, dont certains transportant des chars, remonter la route fédérale M4 au niveau de la ville de Horse-Kolodezsky, dans la région de Lipetsk.

12h34 : Un convoi de Wagner passe la ville de Voronej en direction de Moscou.

Un journaliste de l’agence de presse Reuters rapporte avoir vu un convoi de combattants de Wagner remonter du sud de la Russie en direction de Moscou, en passant la ville de Voronej. Au moins l’un des véhicules transportait un char de combat.

12h18 : Pour Volodymyr Zelensky, la faiblesse de la Russie est « évidente ».

Dans sa première réaction aux événements en Russie, le président ukrainien considère que la mutinerie du groupe Wagner illustre la faiblesse « totale » de la Russie, plongée dans « le mal et le chaos ». Celui qui « choisit le chemin du mal s’autodétruit », estime Volodymyr Zelensky, en raillant l’attitude de Vladimir Poutine qui « envoie des centaines de milliers de personnes à la guerre pour finalement se barricader dans la région de Moscou pour se protéger de ceux qu’il a lui-même armés ».

12h07 : Le patriarche Kirill appelle à « l’unité ».

« Toute tentative de semer la discorde dans le pays est le plus grand des crimes qui ne saurait trouver de justification », déclare le chef de l’Église orthodoxe en Russie et allié du président Vladimir Poutine. « J’appelle ceux qui ont pris les armes pour les diriger contre leurs frères à reconsidérer » leur choix, ajoute-t-il, disant « soutenir les efforts de Vladimir Poutine pour empêcher les troubles » en Russie.

12h03 : L’Union européenne « surveille de près la situation », le Premier ministre britannique appelle toutes les parties à être « responsables ».

Sur Twitter, le président du Conseil européen Charles Michel affirme « surveiller de près la situation en Russie » et être « en contact avec les dirigeants européens et les partenaires du G7 », après l’entrée en rébellion du groupe Wagner. « Il s’agit clairement d’un problème interne à la Russie. Notre soutien à l’Ukraine et à Volodymyr Zelensky est inébranlable », poursuit le responsable européen.

Dans un entretien à la BBC, le chef du gouvernement britannique Rishi Sunak appelle de son côté « toutes les parties à être responsables et à protéger les civils ». Pour la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, ces événements « montrent comment l’agression contre l’Ukraine provoque également de l’instabilité » en Russie. Sur Twitter, son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani appelle les ressortissants italiens en Russie à la prudence.

11h45 : Evguéni Prigojine estime que Vladimir Poutine « se trompe profondément ».

Réagissant à l’allocution du président russe, le patron du groupe Wagner affirme dans un enregistrement audio que le chef du Kremlin « se trompe profondément » en accusant ses combattants de « trahison ». « Nous sommes des patriotes », déclare au contraire Evguéni Prigojine, assurant que ses troupes ne comptent pas « se rendre ».

Nous sommes patriotes. Et ceux qui s’opposent à nous aujourd’hui sont ceux qui se sont rassemblés autour de la racaille.

Evguéni Prigojine: «Le président se trompe profondément»

11h21 : Les chefs des deux chambres du Parlement russe appellent à soutenir Vladimir Poutine.

« Les députés de la Douma d’État (…) soutiennent la consolidation des forces et du soutien au président Vladimir Poutine, le commandant-en-chef », déclare sur Telegram le président de la chambre basse, Viatcheslav Volodine. « La force » de la Russie réside dans « l’unité (…) et notre intolérance historique pour les trahisons et les provocations », renchérit la présidente de la chambre haute, Valentina Matvienko.

11h09 : L’armée mène des actions de « combat » dans la région russe de Voronej.

Le gouverneur de cette région frontalière de l’Ukraine, située à environ 600 km au sud de Moscou, annonce sur Telegram que les forces russes mènent des « actions opérationnelles et de combat nécessaires » dans le cadre de l’opération antiterroriste déclenchée plus tôt dans la matinée.

10h51 : Les responsables de l’occupation russe en Ukraine expriment leur soutien à Vladimir Poutine.

Dans des communiqués séparés, les dirigeants installés par la Russie dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est) ainsi que Zaporijjia et Kherson (sud) déclarent que leurs régions respectives sont « avec le président ! ».

10h41 : Vladimir Poutine s’entretient avec Alexandre Loukachenko.

Le président russe a échangé avec son homologue biélorusse et plus proche allié pour l’informer « de la situation en Russie », rapporte l’agence de presse publique biélorusse Belta. Il s’agit du premier contact international du chef du Kremlin depuis le début de la rébellion lancée hier soir par le patron de Wagner.

9h52 : Paris et Berlin disent suivre de près la situation en Russie.

L’Élysée fait que le président français suit « la situation de près », mais reste « concentré sur le soutien à l’Ukraine ». Même chose à Berlin, où le gouvernement allemand dit suivre « attentivement » les événements en Russie.

9h : Vladimir Poutine s’adresse à la nation dans une allocution télévisée.

Sans jamais citer son nom, le président russe accuse de « trahison » le fondateur du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, après l’appel de ce dernier à la rébellion contre les chefs de l’armée russe auxquels il reproche la conduite de la guerre en Ukraine.

Vladimir Poutine appelle son peuple à « l’unité » et promet une réponse « implacable » contre les auteurs de ce « coup de poignard dans le dos ». « Ce à quoi nous faisons face, ce n’est rien d’autre qu’une trahison. Une trahison provoquée par les ambitions démesurées et les intérêts personnels » de Evguéni Prigojine, affirme-t-il, assurant que les rebelles seront « inévitablement punis ».

Des ambitions exorbitantes et des intérêts personnels ont conduit à la trahison. À la trahison de son pays, de son peuple, et de la cause pour laquelle, aux côtés de nos autres unités, les combattants et les commandants du groupe Wagner se sont battus et sont morts.

Vladimir Poutine admet que la situation à Rostov est « difficile » et évoque une « menace mortelle » pour la Russie. Il assure avoir donné les « ordres nécessaires » à l’armée pour reprendre le contrôle du pays. Il tend en même temps la main aux mercenaires du groupe Wagner, les qualifiant de « héros de la libération du Donbass », dans l’est de l’Ukraine. Le ministère de la Défense, principale cible d’Evguéni Prigojine, avait un peu plus tôt affirmé que les combattants de Wagner avaient été « manipulés » et s’étaient laissés « entraîner dans une entreprise criminelle » par leur chef.

8h45 : Les soldats de Wagner dans les rues de Rostov-sur-le-Don.

Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent les forces de Wagner dans les rues de Rostov, ville du sud de la Russie, où se trouve le quartier général du commandement sud de l’armée russe, d’où sont coordonnées les opérations militaires en Ukraine. L’une d’elles, postée par Wagner, montre Evguéni Prigojine négocier avec le vice-ministre de la Défense Iounous-bek Evkourov. « Nous voulons Guerassimov et Choïgou [respectivement commandant des opérations russes en Ukraine et ministre russe de la Défense, NDLR]. En attendant, nous bloquons Rostov et ensuite nous nous dirigerons vers Moscou », prévient le patron de Wagner.

8h36 : Le « régime d’opération antiterroriste » a été instauré à Moscou et dans sa région.

La mesure a également été mise en place la région de Voronej, frontalière de l’Ukraine, annonce le Comité national antiterroriste. Ce régime renforce notamment les pouvoirs des services de sécurité et leur permet de restreindre les mouvements. Il prévoit aussi la mise en place de contrôles des pièces d’identité et des véhicules dans les rues, et autorise une suspension temporaire des services de communication, si nécessaire.

Article précédentLes Fds en parfaite communion avec les enfants sénégalais !
Article suivantLe Ministère du Commerce a autorisé l’introduction d’un stock de régulation de 10.000 tonnes d’oignons importés

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici