Chose promise, chose due… Me Madické Niang a fait le compte rendu de son entretien avec Me Abdoulaye Wade au Khalife Général des Mourides qu’il est venu retrouver à Typ, commune située à 15 kilomètres de Mbacké’.
Accompagné de Amadou Diarra, actuel maire de Pikine Nord, le leader politique a préféré revenir, face à la presse, sur la démarche qui a été empruntée par le Khalife et les raisons qui l’ont poussé à procéder de la sorte.
Ainsi dira-t-il que le Patriarche de Darou Miname avait, d’emblée, souligné que son objectif n’avait aucun parfum politique et qu’il ne visait qu’à réconcilier deux amis. « Il a fait son devoir de tout faire pour nous réconcilier. J’avais marqué mon accord parce que je suis un disciple mouride. Je n’avais aucune gêne à me réconcilier avec Wade. Même en tant qu’homme politique, je n’ai n’ai jamais dit un mot déplacé à son endroit. Le Président avait eu l’amabilité de m’appeler directement pour me dire qu’il exécutait le ndigel. Le dimanche, j’étais à son domicile. Je suis venu seul même pas avec un chauffeur. J’ai conduit personnelleement ma voiture. Ce jour-là, nous avons scellé nos retrouvailles empreintes d’émotion. J’ai retrouvé le grand frère et un homme qui compte beaucoup pour moi… »
Interpellé sur la suite politique eu égard aux démêlés Wade-Oumar Sarr, Me Madické Niang fera très rapidement une mise au point : « mes retrouvailles avec Wade n’ont aucune connotation politique… et elles n’ont rien à avoir avec Oumar Sarr. Il y a peut-être la coïncidence ».
Par rapport à sa nouvelle approche politique, l’avocat dira poursuivre son compagnonnage avec ses alliés dans cette nouvelle coalition qui regroupe entre autres leaders, Cheikh Adjibou Soumaré, Idrissa Seck, Pape Diop, Malick Gakou etc… « Je continue d’être membre de cette grande coalition. »
Il remerciera énormément Serigne Mountakha Mbacké Bassirou pour tout ce qu’il a entrepris comme initiative jusqu’à lui permettre de retrouver une personne qui représente beaucoup pour lui.
Invité à donner son point de vue sur l’affaire du maître coranique de Ndiagne accusé d’avoir maltraité des enfants, il jettera quelques grosses pierres dans le jardin de L’Etat du Sénégal.
Pour lui, le Président pèche dans son autarcie politique. « L’affaire de Ndiagne, ce sont des incompréhensions qui surgissent de par l’évolution du monde. Mais si le Président Macky Sall s’était permis de regarder les autres propositions des autres candidats lors de la présidentielle, il y aurait pas eu ce genre de problème. J’avais proposé un ministre chargé des affaires religieuses. Il pourrait amener les chefs religieux et les maîtres coraniques à concevoir un modèle d’apprentissage du Coran. Ou peut-être devrait-il créer un haut conseil chargé des affaires du culte comme avait proposé mon frère et ami Idrissa Seck ».
Me Madickè Niang d’insister sur la nécessité de travailler dans le sens d’aider les daaras à produire des personnes de capacités en des métiers différents.











