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Reug Reug : « Même face à Bombardier, je vais diriger le combat»

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n second champion est né. Reug Reug pour son baptême du feu en MMA, samedi passé, n’a eu besoin que de deux rounds pour achever son adversaire, Sofiane Boukichou (5mn+ 40 secondes). Après cette victoire, le Sénégalais se voit faire une belle carrière dans les arts martiaux mixtes. En attendant, le lutteur de Thiaroye Cap-Vert veut désamorcer le B52 de Mbour en lutte avec frappe.

Premier combat en MMA, première victoire. Peut-on parler de belle surprise pour le débutant que vous êtes surtout face à un adversaire qui n’est pas un novice dans la discipline ?

Cette victoire est celle des Sénégalais. Je n’ai à aucun moment douté dans ce combat face Sofiane Boukichou. Je savais que j’allais le battre facilement, je suis plus fort que lui. J’étais sans stress avant et pendant le combat. Peut-être que les Sénégalais ne connaissent pas mes qualités, mais je ne cesserai de surprendre. J’ai dépensé des millions dans la préparation de ce combat, le MMA étant un sport très dangereux et qu’il faut maîtriser, à défaut d’avoir des problèmes.

Comment avez-vous pris le dessus sur votre adversaire ? Expliquez-nous le déroulé du combat ?

J’avais promis de le battre et je l’ai fait. Je m’étais préparé pour le mettre KO. On est en MMA, donc tous les coups sont permis. Je n’ai pas hésité à l’attaquer à chaque fois que je voyais une possibilité. Je l’ai battu sans aucune difficulté. Heureusement que certains de mes coups ne l’ont pas atteint, sans quoi il allait être endommagé. Lorsqu’il a reçu un coup, il est allé s’agripper aux grilles de la cage pour se maintenir debout. Au moment de l’attaquer, j’ai vu qu’il essayait de me coincer avec sa jambe. Je l’ai empêché de frapper. Il n’a pu lever sa main sur moi.

Quelle est la différence entre la lutte et le MMA ?

Le MMA est plus difficile que la lutte. En MMA, tout ou presque est permis et les risques de se blesser sont énormes.

Malgré la victoire, il vous reste encore des choses à améliorer dans ce domaine non ?

Je suis un débutant dans cette discipline, donc c’est clair qu’il me reste encore beaucoup de choses à apprendre. C’est comme dans la lutte, chaque jour, on apprend une nouvelle technique. Je continue à apprendre, je vais m’améliorer au fil des combats. Je n’attends qu’un prochain adversaire pour prouver davantage que j’ai ma place dans cette discipline. Même face aux champions les plus confirmés dans cette discipline, je relèverais le challenge.

Ne faut-il pas y aller crescendo pour ne pas risquer de vous faire casser par les grands combattants du MMA, estampillés dangereux ?

Si je me lance dans cette discipline c’est parce que j’estime avoir les qualités requises pour aller loin. C’est vrai qu’il faut toujours commencer pas le bas de l’échelle, mais je suis persuadé que ces combattants dits dangereux ne m’ébranlent pas. Oui je veux les affronter, ces combattants dangereux. J’aime le danger.  Il n’y a aucun risquer, parce que j’ai déjà une longueur d’avance sur eux. Mes qualités en lutte avec frappe me donnent un certain avantage sur les combattants du MMA. Je suis plus fort qu’eux. Je ne vois pas ce combattant qui peut me faire reculer.

Ça paye bien le MMA, comparé à la lutte ?

Les cachets varient. On ne peut pas, dès le début de sa carrière, prétendre aux gros cachets. C’est comme dans la lutte, on ne peut pas réclamer un gros cachet quand on est débutant. Tout ce que je sais, c’est que une fois au sommet, il y a de grosses sommes à toucher. Aujourd’hui, je devais choisir entre le cachet du MMA et celui de la lutte, je prendrai le premier. Pour mes débuts, j’ai signé avec Ares fighting championship un contrat pour quatre combats. J’attends de connaître le prochain adversaire et la date du combat. On n’a pas ce privilège dans la lutte. Toutefois, j’allie les deux, la lutte et le MMA.

Certains lutteurs sénégalais, dont Lac de Guiers 2 et Moussa Ndoye, sont venus vous supporter. Comment avez-vous apprécié leur présence ?

Lac de Guiers est un grand frère que je respecte beaucoup. A chaque fois qu’on se rencontre dans l’arène, il me salue. Moussa Ndoye est un jeune frère, un ami. C’est normal qu’ils viennent me soutenir. J’apprécie cela à sa juste valeur.

Après le MMA, vous envisagez certainement de faire un combat de lutte avec frappe cette saison. Il se dit même qu’un promoteur démarche votre combat avec Bombardier. Vrai ou faux ?

Je ne peux rien confirmer pour le moment, mais d’ici à deux semaines, on en saura davantage. Peut-être que dans deux semaines, les choses vont s’accélérer. Il y a des possibilités que ce combat soit ficelé, mais rien n’est encore concrétisé.

Affronter Bombardier actuellement, n’est-ce pas aller trop vite en besogne ?

C’est mal me connaitre. Si jamais ce combat est ficelé, les gens sauront vraiment qui je suis. Même face à Bombardier, c’est moi qui déciderais de ce qui se passera dans l’enceinte. C’est moi qui dirigerais le combat. Et ne me parlez surtout pas de son poids, j’avais entendu la même chose quand je devais affronter Gris 2. Vous avez tous vu comment j’ai jonglé ce poids lourd. C’est comme si je jouais avec un enfant. Priez que ce combat avec Bombardier soit ficelé dans les semaines à venir et vous verrez de quel bois je me chauffe. Je crois en moi et à mes qualités. Il n’y a pas de lutteur qui m’ébranle.

Pourtant, il se dit que vous avez rejeté une proposition d’affiche contre Malick Niang, réputé être un redoutable lutteur ?

Je me répète : il n’y a pas de lutteur qui me fait peur. Je suis dans l’arène pour affronter tous les lutteurs, sauf Moussa Ndoye. Maintenant, si vous trouvez que j’ai peur de Malick Niang, considérons qu’il est plus fort que moi (rires).

JULES SOULEYMANE NDIAYE
Igfm

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