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Rupture de contrat de sous-marins : Une crise diplomatique entre les États-Unis et la France serait-elle à craindre?

Comme le qualifie le ministre des affaires étrangères français après l’annonce de la rupture de contrat de sous-marins français, Jean-Yves Le Drian a catégoriquement dénoncé cette attitude de l’Australie:

 » C’est un véritable un coup dans le dos. Nous avions établi une relation de confiance qui est aujourd’hui trahie. Je suis bien en colère, avec beaucoup d’amertume » regrette le ministre français des affaires étrangères qui s’est félicité en 2016, de ce qui est considéré comme une victoire de l’industrie navale française.

En effet, le sous-marin, ce navire submersible et capable de se déplacer en surface et sous l’eau est aujourd’hui au centre des questionnements sur les relations diplomatiques entre la France et les États-Unis.

Il faut rappeler qu’il n’y a pas longtemps, les ministres de la défense des deux pays ( de la France et de l’Australie) se sont montrés tout souriants et réjouis de voir un partenariat fécond entre les deux pays. Qu’est ce qui a pu se passer pour que l’Australie renonce à ce contrat sans que Paris ne soit informée? Pourquoi se tourner vers un partenaire Américain et prétexter un « contrat différent de celui signé avec la France« , c’est-à-dire, des sous-marins à propulsion nucléaire au profit de sous-marins à propulsion classique?

La France qui pensait se débarrasser des affronts de l’ancien président Américain Donald Trump, se heurte à ce qu’elle considère comme une crise la plus sévère entre la France et les États-Unis.

Ce front anglo-saxon que composent l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis a ainsi annoncé la création d’un partenariat de sécurité dans la zone indo-pacifique pour faire face à la menace chinoise. D’ailleurs, le Premier ministre britannique souligne que c’est une alliance qui contribuera à pacifier le pacifique.

Ce partenariat, rappelons-le, inclut la livraison de sous-marins nucléaires par les États-Unis à Canberra. D’où la nécessité pour l’Australie de rompre le gigantesque contrat passé auprès de la France pour la livraison de sous-marins. Un coup dur pour toute la filière française. C’est également un énorme coup dur pour Naval Group, l’entreprise qui construit les sous-marins de classe Attack à propulsion conventionnelle pour le compte de l’Australie, qui compte plus de 300 salariés.

Se basant sur les mots sortis par le ministre des affaires étrangères Jean Yves Le Drian, qui avançait que «  C’est tout à fait inconcevable surtout avec ces deux ans de négociations de ce contrat. C’était un contrat qui faisait apparaître beaucoup de transfert de technologie » avait confié le diplomate français sur une chaîne française qui estime que c’est une pratique qui ressemble bien à ce que faisait Trump.

Les prochaines heures vont édifier sur la suite des événements diplomatiques déclenchés par cette rupture brutale pour la France.
avec dakaractu

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