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Santé : 7 malades du cancer sur 10 décèdent au Sénégal.

Au Sénégal, selon les estimations et les chiffres donnés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le cancer fait partie des maladies qui tuent le plus. Dans cet entretien réalisé en prélude de ladite journée, le directeur de la lutte contre la maladie, le Dr Babacar Guèye révèle que sur 10 malades du cancer, les 07 meurent. Une situation qu’il déplore et appelle la population à se faire dépister précocement pour détecter très tôt la maladie et à changer de comportement, à manger moins salé, moins sucré, moins gras. Car, sur les 11 317 cas confirmés, le taux de mortalité est très élevé. Elle est de 70% selon les estimations internationales. Le ministre ajoute que les cancers les plus fréquents sont : le cancer du sein et celui du col de l’utérus.

Le thème de cette année s’articule autour de : « faire un plaidoyer pour l’élimination du cancer du col de l’utérus ». Le Sénégal, à l’instar de l’Oms, a mis des stratégies plausibles pour lutter contre ce type de cancer qui fait des ravages au sein des femmes. Les indicateurs liés à la vaccination, au dépistage et à la prise en charge, sont les trois stratégies sur lesquelles l’État a mis l’accent pour l’éradiquer.

L’autre fait aussi qui semble être une aubaine pour le ministère de la Santé, c’est la subvention de 1 milliard accordée tous les ans par l’État pour assurer la gratuité de la chimiothérapie des deux types de cancers féminins. Ainsi, plus de 6.680 patients ont bénéficié de cette gratuité à Dakar et Thiès. À noter que le coût de la radiothérapie qui était de 1 million a été revu à la baisse pour coûter aux malades 150 mille francs.

Cependant, le Dr Babacar Guèye a tenté de justifier le retard des travaux du Centre d’oncologie de Diamniadio. Selon lui, c’est la pandémie à coronavirus qui est à l’origine du retour de l’équipe des coréens qui devaient le construire. Mais là, les travaux vont bientôt démarrer. Il reconnaît que malgré ses ravages, la pandémie à coronavirus a permis au secteur de la Santé d’avoir des investissements. Car, avec la validation d’un plan d’investissement sectoriel d’un montant de 560 milliards, l’État mettra en place, au niveau des pôles territoires, des services et structures pouvant prendre en charge le cancer et se dotant des offres du service de chimiothérapie, de la radiothérapie.

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