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Santé – Élimination du Sida d’ici 2030 : Du virus dans le projet –

L’horizon 2030 pour l’éradication de la maladie du Sida au Sénégal pourrait être compromis à cause du taux de prévalence encore élevé chez les «Msm» et les travailleuses du sexe, respectivement de 27,6% et de 5,6%. Pour l’atteinte des objectifs, les interventions doivent être orientées vers ces populations.

Par Justin GOMIS – Partout à travers le monde, le Sénégal est cité en exemple avec un taux de prévalence du Vih/Sida très faible, de l’ordre de 0,3%. Mais, ces statistiques ne reflètent pas la réalité à tous les niveaux de la population. Il reste encore très élevé chez les «Men sex men» (Msm) et les travailleuses du sexe (Ts). Ce qui risque de compromettre l’ambition d’éradiquer la pandémie d’ici 2030. «Il est très élevé au niveau de ces populations. Pour ce qui est des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, le taux de prévalence est de 27,6%. Et chez les travailleuses du sexe, il est de 5,6%», a révélé Cheikh Oumar Guèye. D’après le Conseiller technique à Fhi 360 de la Zone sud, «ces populations sont des passerelles, autrement dit, ce sont des gens qui viennent des populations». A l’en croire, il y a des mariés parmi ces Msm et les clients des travailleuses du sexe. Maintenant que faut-il faire pour agir de façon efficace par rapport à cette couche de personnes ? «On doit adresser les interventions à l’endroit de ces populations», indique Cheikh Oumar Guèye, qui a participé aux Journées scientifiques sur le Sida qui ont pris fin ce jeudi au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. «Nous voulons qu’à l’horizon 2030, il n’y ait plus d’infection liée au Vih», précise le Conseiller technique de Fhi 360 pour la Zone sud. Il pense qu’«il faudra régler ce problème avec ces populations pour espérer avoir un taux de prévalence relativement bas».

Il faut savoir que Fhi 360 met en œuvre la composante Vih/Sida et tuberculose (Tb) du Programme santé de l’Usaid, à travers un appui technique et financier aux axes stratégiques du ministère de la Santé. Selon le projet, son objectif est l’amélioration de la qualité de la prise en charge médicale et sociale chez les personnes vivant avec le Vih, afin d’atteindre l’objectif national des 3/90. Même si elle intervient à Dakar, Kaolack, Thiès et Saint-Louis, Fhi 360 concentre son appui au Sud, notamment à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, qui ont des taux de séroprévalence encore élevés.
justin@lequotidien.sn

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