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Service minimum, arrêts maladie : la détention provisoire d’un policier entraîne des protestations chez les forces de l’ordre

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Les quatre fonctionnaires, deux membres de la brigade anticriminalité (BAC) Sud et deux de la BAC Centre, sont soupçonnés d’avoir roué de coups un jeune homme à Marseille en marge des émeutes ayant embrasé la France début juillet, après la mort de Nahel. Ils auraient passé à tabac Hedi, un jeune de 21 ans dans la nuit du 1er au 2 juillet. Ce dernier a affirmé à La Provence avoir reçu un tir de LBD dans la tempe avant d’être frappé par un groupe de quatre à cinq personnes. Ses multiples lésions ont nécessité son opération en neurochirurgie, ainsi qu’une intervention pour une fracture de la mâchoire. Il pourrait aussi avoir perdu son œil gauche, selon son avocat Me Jacques-Antoine Preziosi.

«La goutte d’eau qui fait déborder le vase»

«Une enquête va se faire. Si ces policiers ont fauté, ils seront sanctionnés. Mais la détention provisoire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase», commente Rudy Manna, du syndicat Alliance. Dans un communiqué, l’organisation – ralliée par le syndicat de police Unsa – rappelle que «la détention provisoire est une mesure d’exception qui s’applique autant aux citoyens qu’aux policiers».

De son côté, le syndicat SGP déplore une telle décision alors que, selon l’organisation, «un simple contrôle judiciaire n’aurait pas compromis la sérénité de l’enquête». Afin de manifester leur opposition, plusieurs policiers se sont rassemblés jeudi devant le tribunal judiciaire de Marseille et ont applaudi leur collègue à sa sortie du palais de justice. «C’était une haie de soutien moral, pas une haie d’honneur», a relativisé Rudy Manna. Mais cette manifestation a «bouleversé» Hedi, a fait savoir son avocat : «Ça l’a brisé. Ces applaudissements, c’est un total non-respect de l’appareil judiciaire.»

Service minimum et congés maladie

Nombre de policiers ont toutefois tenu à poursuivre les actions afin de protester contre ce qu’ils considèrent comme «un traitement dégradant et dangereux pour notre fonction», écrit le syndicat SGP-Police. Entre 400 et 450 fonctionnaires se seraient mis en arrêt maladie depuis vendredi dans les Bouches-du-Rhône, indique une source policière contactée par Le Figaro, tandis qu’une autre confirme qu’ils seraient «des centaines». Le syndicat SGP-Police appelle également tous les policiers de France à «se mettre en 562», c’est-à-dire ne plus assurer que les missions essentielles. Une initiative qui «prend de l’ampleur» et qui doit s’étendre sur une durée indéterminée, selon un communiqué de l’organisation ce samedi.

Une cagnotte en ligne a par ailleurs été ouverte, à l’initiative de la BAC Sud, pour aider les familles des quatre policiers marseillais mis en examen et «compenser leur perte de salaire durant le temps de l’instruction». Ce samedi après-midi, elle s’élevait à plus de 36.500 euros.
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