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Suite à l’évacuation de Sonko chez lui par les Forces de l’ordre : Ça a chauffé à Bignona

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Cela a beaucoup chauffé hier à Bignona dans l’après-midi. Une intifada a opposé de jeunes militants du parti Pastef aux Forces de l’ordre. Les manifestants dénonçaient l’évacuation musclée de Ousmane Sonko chez lui par les Forces de l’ordre, après le renvoi du procès qui l’oppose au ministre Mame Mbaye Niang, au 16 mars prochain.

Les brigades de Bounkiling et de Ziguinchor seraient venues prêter main forte à leurs camarades de Bignona pour faire cesser la manifestation. De la station Api au rond-point de la sortie de Bignona vers Baïla, les stigmates de la manifestation sont manifestes.

Par mesure de sécurité, il n’y a pas eu de cours dans les écoles. Les élèves étaient là, mais leurs professeurs les ont renvoyés. Aussi, les commerçants n’ont pas travaillé dans l’après-midi car il y avait des pneus brûlés et des jets de pierres tout au long du marché de la part des jeunes, mais également l’odeur des grenades lacrymogènes qui empestait l’atmosphère dans la commune.
Tout a débuté après que Ousmane Sonko a été conduit chez lui à bord d’un véhicule de la police par des éléments du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale. La manifestation a aussi bloqué la circulation pendant des heures au grand dam des voyageurs, puisque l’entrée et la sortie de la gare routière ont été bloquées.

Mars dernier, Bignona avait enregistré le plus de morts pendant les manifestations. Ce qui provoque de nouveau la psychose chez les populations.
La situation est revenue à la normale vers 19 heures, mais il y aurait au moins deux blessés graves et plusieurs arrestations.

Des «Patriotes» de Ziguinchor dénoncent les brutalités contre Sonko
Après Bignona, Ziguinchor a pris le relais de la manifestation. En début de soirée hier, des jeunes sont sortis pour dénoncer l’injustice qu’a subie le leader du parti Pastef alors qu’il cherchait à rentrer chez lui à la Cité Keur Gorgui. Ousmane Sonko a été embarqué par des éléments du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale avant d’être conduit chez lui. Une procédure que dénoncent les manifestants, qui ont brûlé des pneus dans les artères des quartiers de Grand-Dakar, Lindiane, Hlm Néma. Les Forces de l’ordre, aux aguets, ont jeté des grandes lacrymogènes pour les disperser. C’est à 22 heures que tout est revenu à la normale.
Par Khady SONKO – ksonko@lequotidien.sn

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