Société

Une moyenne nationale de 1000 grossesses, Sédhiou à 139 cas l’an dernier

sudonline

Le groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (GEEP), en partenariat avec l’UNFPA, a organisé un atelier de deux jours à Sédhiou, les 25 et 26 juin dernier dans le but de réduire la vulnérabilité des jeunes et des adolescents. C’est en réponse à la prévalence de la Covid-19 et surtout aux grossesses et mariages précoces, les droits des adolescents et pour mieux faire connaitre les peines encourues en cas d’atteinte à ces droits. La prévalence des 1000 cas de grossesses précoces au Sénégal et les 139 constatés à Sédhiou ne sont guère rassurants, dit-on.

Tenu à Sédhiou, le vendredi 25 et samedi 26 juin dernier, cet atelier de renforcement de capacités porte sur la prévention à Covid-19 mais surtout les grossesses précoces, les droits des adolescents et jeunes en santé de la reproduction ainsi que les peines encourues en cas de violation des droits. Ces modules sont destinés aux élèves des clubs d’éducation à la vie. LEA), les professeurs encadreurs (PRT) et les parents. C’est une initiative du GEEP (Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population) de concert avec l’UNFPA. Mamadou Elimane Kane le chargé de programme à la coordination nationale du GEEP indique que « le programme s’appelle zéro grossesse dans l’espace scolaire. Notre ambition est de réduire de 50% les grossesses précoces d’ici à 2030. Actuellement, nous sommes autour de 1000 grossesses non désirées dans les collèges et lycées du Sénégal.

En 2014, quand on a commencé, on était à 1971 cas et maintenant c’est autour de 1000 par an. C’est déjà beaucoup », déplore-t-il. Venu présider la cérémonie d’ouverture au nom de l’inspecteur d’académie empêché, Lamine Sylla, le secrétaire général de l’inspection d’académie de Sédhiou a fait l’état des lieux dans la région avant de formuler des recommandations : « l’année dernière, il y a eu 139 grossesses non désirées et précoces dans les établissements scolaires de la région de Sédhiou. Il y’en a même qui ont juste 11 ans; çà, c’est vraiment préoccupant. Souvent, ce sont des filles qui ne sont pas mariées, celles qui le sont ont généralement des maris expatriés qui ne viennent ici que très rarement. Il faut une sensibilisation accrue mais aussi vulgariser les peines encourues », a souligné M Sylla.

La fille Fatoumata Sy en classe de Terminale au lycée Balla Moussa Daffé exhorte ses camarades à la vigilance : « cela me fait énormément de peine de voir des filles aptes à réussir être fauchées à mi-chemin pour des raisons de grossesse. Je leur demande d’être plus vigilantes et aux autorités de renforcer la sensibilisation » dit-elle. Enfin et dans sa communication, Bourama Mangal le coordonnateur régional du GEEP à Sédhiou a invité toutes les familles d’acteur du système éducatif à une synergie des efforts pour épargner les jeunes générations de ces fléaux qui fâchent.

MOUSSA DRAME

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