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Vélingara – 222 latrines construites dans l’arrondissement de Pakour : Vers la fin de la défécation à l’air libre

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L’Unicef, en collaboration avec le Comité d’appui au développement économique et social (Casades), veut éliminer la défécation à l’air libre dans l’arrondissement de Pakour. Déjà, 20 villages des communes de Paroumba et de Pakour ont construit 222 latrines améliorées. Ces communautés villageoises, en plus d’être convaincues de tout le mal qu’il y a à faire ses besoins naturels à l’air libre, se déploient pour rendre salubre leur cadre de vie et adopter de bonnes pratiques d’hygiène.

Par Abdoulaye KAMARA – De novembre 2022 à janvier 2023, ce sont au total 222 latrines améliorées qui sont construites dans 20 villages des communes de Paroumba et de Pakour, dans le département de Vélingara, grâce à des activités de sensibilisation menées par des animatrices de l’Ong Casades (Comité d’appui aux activités économiques et sociales), qui a obtenu l’appui financier de l’Unicef. Ce n’est pas rien pour qui sait que dans ces contrées de l’arrondissement de Pakour, la construction de latrines aux normes n’est pas une pratique courante dans les ménages. Pire, la défécation à l’air libre y est toujours pratiquée. En toute ignorance des conséquences néfastes pour la santé publique et l’équilibre économique des familles. C’est justement pour soigner ce mal que l’Unicef a placé sa confiance en Casades pour mettre en œuvre, dans cette contrée frontalière aux 2 Guinée, l’approche Assainissement total piloté par les communautés (Atpc). Il s’agit, selon Bassa Diawara, Directeur exécutif du Casades, de «sensibiliser les communautés pour qu’elles se rendent compte de tout le mal qui se trouve dans la défécation à l’air libre en termes de risques sanitaires, de pollution de l’environnement et de la nappe phréatique, et de perte d’intimité, et donc de dignité. Cela étant compris, les ménages des 20 villages d’intervention ont décidé, par eux-mêmes, de construire des latrines améliorées avec le coaching d’animatrices du Casades». M. Diawara a donné l’information dans le village de Koppé Maoundé, mercredi, en présence d’une délégation de l’Unicef conduite par la directrice-résidente, Silvia Danailov, accompagnée de l’ambassadeur itinérant de l’Unicef, le coach de l’Equipe nationale de football du Sénégal, Aliou Cissé, ainsi que d’agents de la Direction nationale de l’assainissement. Mme Silvia Danailov précise l’objet de sa visite dans le Pathiana (nom de la province). Elle dit : «Nous sommes venus voir les réalisations faites avec cette initiative de construction de latrines pour la santé des enfants du département de Vélingara. Nous sommes venus voir les efforts et résultats pour renforcer les initiatives dans les domaines de la santé, de l’hygiène, de l’éducation, de l’assainissement et de la nutrition en faveur des enfants. Le coach Aliou Cissé est là avec nous parce que c’est un champion engagé, pas seulement de football, mais aussi un champion pour les enfants.» Elle ajoute : «On fait, ensemble, une équipe unie derrière l’Equipe nationale du Sénégal, on doit également agir en équipe, unie derrière les enfants du Sénégal. Chaque fille, chaque garçon dans ce village a le droit d’aller à l’école, de grandir en bonne santé. Chaque fille, et j’insiste, devrait aller à l’école.» Parlant spécialement aux communautés, elle a dit : «Je vous félicite d’avoir investi dans la santé et la propreté de votre village. Je vous félicite pour que les filles continuent à pouvoir bénéficier de toutes ces initiatives, et nous serons à vos côtés, aux côtés des autorités étatiques, et avec le soutien et la voix de notre coach Aliou Cissé.» En fait, à travers le projet Atpc (Assainissement total piloté par les communautés), le Casades ne s’est pas arrêté à encourager la construction de latrines dites améliorées. Il a aussi initié et obtenu l’installation par les communautés, dans leurs domiciles, de dispositifs de lavage des mains et a encouragé les communautés à rendre propre leur environnement immédiat. Ce n’est pas tout : les animatrices de l’Ong ont également sensibilisé les ménages sur la santé de la reproduction, la nutrition, l’enregistrement à l’état civil et les questions d’éducation en général, celle des filles en particulier.

En plus des latrines, 414 dispositifs de lavage des mains sont installés dans les ménages. Avec l’approche Casades-Unicef, une latrine coûte tout au plus 6000 francs liés à l’achat d’un sac de ciment, d’un tuyau d’aération et d’un chargement de gravillon. Le tout à la charge du ménage. L’Unicef et le Casades ont juste sensibilisé, orienté et aidé à la formation des manœuvres. Les hôtes de Koppé Maoundé, avant de quitter, ont visité une latrine clôturée avec de la paille tressée, avec à l’intérieur une bouilloire et 1 dispositif de lavage des mains fait avec une bouteille d’une capacité de 20 litres, sur lequel il y a un morceau de savon fabriqué par les femmes du village.

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