L’Unesco renforce les capacités des femmes leaders pour les encourager à mieux s’impliquer dans la recherche et la consolidation de la paix. Ce, à travers un séminaire sur le thème : «Femmes leaders et promotion de la culture de la paix.»
Par Khady SONKO – Les femmes peuvent être des actrices de premier plan en jouant en rôle crucial dans la promotion de la paix et sa consolidation. La Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco tient à renforcer leurs capacités à travers un séminaire dédié spécialement aux femmes leaders, sur le thème : «Femmes leaders et promotion de la culture de la paix.» Le but de cette rencontre est d’inciter les femmes et les encourager à s’impliquer davantage dans la prévention et la gestion des crises et de relancer le débat sur les véritables enjeux de leur implication.
Les initiateurs justifient le choix de la région pour abriter ce séminaire par sa situation sécuritaire. «Ziguinchor est une ville plus que symbolique pour discuter du rôle des femmes dans la promotion d’une culture de la paix», a dit Aliou Ly, Secrétaire général de la Commission nationale sénégalaise pour l’Unesco.
En effet, ces dernières années, plusieurs associations féministes ont joué et continuent de jouer un rôle de plus en plus visible dans le processus de paix en Casamance, lançant des appels à la paix et organisant des activités dans ce sens. «Les femmes ont une mission fondamentale de pacificateur de la société pour endiguer les crises et conflits et mettre fin au cycle de violence. Avec leur appui, il s’agira de promouvoir une culture de la paix au détriment d’une contre-culture de la violence, une culture de la paix qui fait appel aux principes de démocratie, de tolérance, de solidarité, de coopération, de pluralisme, de diversité culturelle, de dialogue et de compréhension», a déclaré Aliou Ly.
L’idée du séminaire est de renforcer les capacités des femmes qui s’activent autour de la paix pour qu’elles puissent continuer le travail de recherche et de consolidation de la paix. Dans la région, le rôle de la femme est assez important dans la recherche et la consolidation de la paix. «Au niveau de la région de Ziguinchor, nous connaissons un début d’instauration de la paix. Il s’agira maintenant de consolider cette paix-là, puisqu’on peut connaître d’autres conflits qui peuvent entacher ou rendre éphémère cette paix-là», a souligné le Gouverneur de Ziguinchor, Guedj Diouf.
Au sortir de ce séminaire, les initiateurs comptent proposer des actions qui pourront être capitalisées et répliquées ailleurs, vu l’expérience communautaire très importante en Casamance en matière de gestion des conflits mais surtout de l’implication des femmes dans les processus de paix. «Il est important de revenir sur ces expériences pour les partager et en faire des sources d’inspiration dans d’autres contextes», a indiqué Pr Fatoumata Hann, socio-anthropologue, enseignante-chercheure à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) et coordonnatrice de l’Institut Education, famille, santé et genre de l’Uasz. L’autre objectif du séminaire est de discuter des nouvelles dynamiques qui peuvent mettre à l’épreuve la question de la paix et fragiliser le processus de paix. Pour ce faire, informe Pr Hann, «il est important de tenir compte des différentes formes de violence et des principes de liberté, de droit et de justice sociale pour que l’on puisse institutionnaliser la contribution et l’engagement des femmes dans les processus de paix et de maintien de la paix de manière générale».
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