Le ministre des Collectivités territoriales, de l’aménagement et du développement des territoires est convaincu que la modernisation de l’état civil passe par la formation de ses acteurs. Après les phases d’élaboration et de validation de la Stratégie nationale de formation, Mamadou Talla a entamé hier la formation en cascade des officiers, agents, archivistes et auxiliaires de l’état civil afin de mieux les outiller pour être plus efficaces et pragmatiques sur l’ensemble du territoire.
Par Ousmane SOW – Dans le cadre du processus de modernisation de l’état civil, la formation occupe une place importante pour les acteurs chargés de gérer le système. Et le ministre des Collectivités territoriales, de l’aménagement et du développement des territoires, Mamadou Talla, en est convaincu. Selon lui, il a été constaté de nombreuses déficiences dans le système de l’état civil liées à un manque de formation des acteurs. «Et ce manque de formation, dit-il, se traduit souvent par de nombreuses erreurs dans la rédaction des actes, un manque de contrôle a posteriori des registres, des déficiences dans leur classement.»
Pour corriger ces déficiences et rendre notre état civil moderne, fiable et exhaustif, le gouvernement, à travers le programme Nékkal, a lancé hier la formation en cascade des officiers, agents, archivistes et auxiliaires de l’état civil afin de mieux les outiller, mais aussi de renforcer leurs capacités. «Ces formations, qui se feront en cascade, concernent tous les acteurs de l’état civil de toutes les collectivités territoriales, sans exclusive. Et cette première phase que nous lançons aujourd’hui concerne 2325 agents, 613 officiers, 613 archivistes et 825 auxiliaires», a précisé hier Mamadou Talla, lors de l’atelier de lancement des formations des acteurs de l’état civil. D’après le ministre des Collectivités territoriales, ces formations devront être dispensées dans toutes les régions du Sénégal car, dit-il, cette activité du Programme de modernisation de l’état civil au Sénégal répond à une demande depuis toujours exprimée par les exécutifs territoriaux. «Pour cette première phase, 152 sessions de formation sont prévues pour toucher tous ces acteurs», précise le ministre, qui informe également que la deuxième phase va démarrer au mois d’octobre 2023, et va prendre en charge les auxiliaires d’état civil restants, soit 14 mille chefs de village et de quartier.
Création d’un Registre national de l’état civil
A en croire Mamadou Talla, avec ce qui a été déjà fait en termes de numérisation et de digitalisation, l’on peut dire sans se tromper que la modernisation de l’état civil du Sénégal est aujourd’hui dans sa phase active. Pour rappel, dans le cadre du programme Nékkal, précise Mamadou Talla, sur un objectif de 15 millions d’actes d’état civil, plus de 5 millions ont déjà été numérisés. Et parallèlement à la numérisation, dit-il, des opérations d’indexation sont aussi en cours. Et ces opérations seront suivies, ajoute le ministre, par la mise en place d’un Registre national de l’état civil (Rnec), qui va centraliser l’ensemble des données de toutes les collectivités territoriales. «Un registre national est conçu pour interagir avec toutes les structures utilisatrices des données d’état civil : carte d’identité, titres de voyage, permis de conduire. Et il permettra aussi de vérifier l’authenticité d’un document de l’état civil en assurant fiabilité et sécurité», annonce M. Talla qui rajoute, qu’avec la digitalisation du système, la plateforme offre à tout usager, qu’il soit au Sénégal ou à l’étranger, la possibilité de demander des documents d’état civil sans avoir à se déplacer. Persuadé qu’au terme des formations, les formateurs auront assuré à chaque collectivité territoriale, les conditions d’un état civil moderne et fiable, Mamadou Talla de conclure : «Vous mesurez donc la sensibilité de votre mission, une tâche importante pour l’avenir de notre pays est désormais entre vos mains.»











