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A toutes ces femmes brisées…

A la place d’une gifle, je te donnerai un câlin et à la place d’un coup de pied au ventre, je te tendrai la main.
Pour un Homme avec grand «H», la sacralité de l’être féminin s’honore depuis les temps immémoriaux où les écrits élogieux dans le saint Coran (Sourate 4 an Nisa avec ses 176 versets) sculpte la femme, de sa naissance jusqu’à sa mise sous terre, couverte de pagne, délicatement recouverte de sable.
Pourtant, chacun de nous, homo senegalensis de sexe masculin, sommes couverts  neuf mois durant, par cette chaleur féminine qui nous ensevelie depuis le stade fœtal jusqu’au premier cri, et même après…
Tant qu’un homme n’a pas assisté à ces moments où la femme, sa femme, sa tante, sa sœur se tord de douleur jusqu’à ne plus sentir ses orteils… ces instants où tu ne la reconnaitra plus, tellement elle est défigurée par des larmes de linguère pour braver les maux et mettre au monde ton fils, ton frère, ton cousin, ton oncle (bou ndaw)… et que parfois, du tic au tac, elle quitta ce bas monde… suite à des complications qui plongent la famille dans la consternation.
Tant qu’un homme n’éprouve pas la joie de se réveiller d’une intervention chirurgicale menée par une femme, jamais l’on ne cessera de torpiller la présence de la femme sur terre. Que dalle, on y peut rien. Si l’homme pouvait tout faire, tout seul, il n’y aurait jamais de femme. Si l’homme pouvait survivre tout seul, se démultiplier telle une cellule embryonnaire, il n’y aurait pas de femme.
Si l’homme pouvait faire des enfants, les téter, les éduquer et leur affecter une tendresse comme celle de la mère, il n’y aurait pas non plus la femme et enfin sans la femme, il n’y aurait point d’humanité. C’est justement par-là que je m’assieds : Tadje banc togg fofou.
C’est grâce à la cohabitation de l’homme et de la femme que l’on parle d’humanité et aujourd’hui, ce qui fait défaut dans notre société, c’est que l’on assiste chaque jour à une déconstruction orchestrée des valeurs morales, sociales et intrinsèques qui régissent l’existence commune des mortels.
Soyons gentleman : une femme, on ne la siffle pas, une femme, on ne l’insulte pas, une femme, on ne l’injurie pas, une femme, on ne la ridiculise pas, une femme, on ne la maltraite pas, une femme, on ne la surveille pas, une femme, on ne la trompe pas.
Une femme, c’est un trésor qui sait emporter des secrets jusque dans sa tombe, sauf si elle se sent menacée ou abusée. Une femme, on l’aime comme on aime sa mère bien que cela ne sera jamais possible. Une femme, on la chérit comme une princesse, tel qu’on vivait avant le mariage.
Une femme, on la gâte avec le peu qu’il y a, elle n’en demande pas beaucoup. Une femme, on l’élève comme une écolière en cours d’initiation, surtout lorsqu’elle vient de franchir le seuil de la chambre nuptiale.
Une femme, on la fait rire, son sourire nous fait transpirer de bonheur, de rassurance et de gaieté. Une femme, on lui murmure à l’oreille sans gesticuler, elle sait comprendre sans deviner. Une femme, on l’excite sans l’énerver, ce n’est pas comme le café qui nous fait disjoncter à la fin.
Une femme, on la caresse sans la griffer, elle a juste besoin de te sentir, et même parfois, tes doux mots combleront le vide de cette distance. Une femme, on la transpose au 7e ciel sans pleurnicher, oh que oui, gare à toi si tu n’assures pas, eh ben (rire) tout ce que tu diras sera retenu contre toi…
Une femme, on la dompte à telle sorte qu’elle n’a pas envie de rester un seul instant sans son homme. Et dis-toi que se rabaisser devant ses pairs pour chanter les éloges de sa femme, n’a rien d’une faiblesse, non, c’est cela un gentleman, goor déy jongué et je te dis saway, Mom la xaléyi di weurr.
Une femme, on ne la menace pas, on ne la charrie pas, on ne l’accuse pas. A défaut de pouvoir l’adorer comme une déesse, laisse la partir, laisse-la sagement continuer son chemin sans piétiner ses rêves, sans biaiser son avenir… et Allah t’élèvera au rang des élus.
Elles n’en demandent pas trop. Avec peu, elles te font briller, avec beaucoup, elles te font scintiller. Elles n’ont pas besoin d’argent pour rayonner (donté amnassi niou wow beut), ni de muscles pour gémir. Elles n’ont pas besoin de cris pour obéir ni de force pour retrouver la raison. Elles ont juste besoin d’être AIMEES. Comme c’est simple, si simple de leur rendre la vie belle pour régner comme un roi, exister comme un homme avec grand «H».
Une pensée pieuse à toutes ces femmes qui ont perdu la vie en donnant la vie.
Gaccé Ngalaama Jigén. Jerejef Yaye Boy.
Amadou DIOP Carter
Président Doxal Senegaal

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