Mame Mbaye Niang ne lâchera rien. Il ne reculera pas. Il ira jusqu’au bout de son combat. C’est ce qu’ont fait savoir, hier en conférence de presse, des ministres, aux côtés de leur collègue du Tourisme, Mame Mbaye Niang.
Par Ousmane SOW – Les choses s’accélèrent dans l’affaire opposant le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, à Ousmane Sonko. En effet, hier, après le nouveau renvoi de leur procès au 16 mars prochain, le leader du parti Pastef/Les patriotes et le ministre du Tourisme ont organisé chacun une conférence de presse. Ainsi, pour Abdoulaye Saydou Sow et Pape Malick Ndour, respectivement ministres de l’Urbanisme et de la Jeunesse, c’est terminé, la violence et la victimisation de Sonko ne passeront plus. «L’heure est grave et nous devons être dans des postures de combat», a déclaré le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique. Abdoulaye Saydou Sow a soutenu que Mame Mbaye Niang s’est senti diffamé et est allé devant la Justice. Ousmane Sonko a eu le courage de l’accuser, qu’il apporte ses preuves.
D’après le ministre de l’Urbanisme, l’Etat de Droit a montré que l’anarchie ne régnera pas dans ce pays. Selon lui, le leader du parti Pastef est sur la voie de l’amateurisme et de l’indiscipline, et il a transformé ses journées judiciaires en journées politiques. «Nous sommes témoins de l’irresponsabilité politique et de l’immoralité de Ousmane Sonko. Cet homme a renoué avec ses pratiques. Il n’excelle que sur une chose : injures, menaces, défiances quotidiennes. Cet homme a fini par insulter les marabouts du pays, il a jeté le discrédit sur la Justice et cherche à s’en prendre aux institutions de la République. Il a traité les magistrats de lâches. Les magistrats, regroupés au sein de l’Union des magistrats sénégalais, doivent sortir et laver leur honneur», a soutenu M. Sow, qui estime que Ousmane Sonko ambitionne de brûler le pays. «On ne le laissera pas faire. C’est pour cette raison que Mame Mbaye Niang ne va pas reculer. Il ne lâchera pas l’affaire. Il ira jusqu’au bout et nous allons l’accompagner», a martelé Abdoulaye Saydou Sow. D’après le maire de Kaffrine, le leader du parti Pastef se complait dans les différés et les reports, et cela ne pourrait prospérer. «C’est un escroc politique. Jamais un homme aussi versatile n’a marqué l’histoire politique. Mame Mbaye Niang ne lâchera rien. Il ne reculera pas. Il ira jusqu’au bout de son combat», persiste Abdoulaye Saydou Sow.
Le ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, abonde dans le même sens que son collègue Abdoulaye Saydou Sow. «Sonko parle de complot, dans l’affaire de viol. Il n’a pas d’arguments dans l’affaire Prodac et veut politiser la chose», charge le ministre de la Jeunesse, qui précise que désormais, ce sera la loi du Talion. L’Etat de Droit va triompher, dit-il. Et d’ajouter : «Sonko affirme que les mamans de ceux qui vont mourir vont enfanter à nouveau, mais nous lui rétorquons que s’il meurt, on va hériter de ses femmes.»
Quant au ministre du Tourisme, Mbaye Niang, il s’agit de montrer à leurs camarades de parti que l’Apr est à ses côtés pour cette lutte, qui devait être seulement judiciaire, mais qui a viré en politique, parce que l’autre partie n’a pas de preuves.
Droit dans ses bottes, Mame Mbaye Niang n’a pas raté le leader du parti Pastef. Dans son exposé, il réitère que si Sonko apporte des preuves, il se constituerait alors prisonnier et il ne demandera rien à ses avocats. Pour Mame Mbaye Niang, Ousmane Sonko est un «abruti», un «menteur».
Le ministre du Tourisme ne s’en est pas limité qu’à se dédouaner ; il s’est aussi expliqué. «Nous sommes un parti de paix, nous avons pris le pouvoir dans la paix, le Président est un homme de paix, mais nous savons faire face», avertit le ministre du Tourisme.
Quant à la ministre de la Femme, Mme Fatou Diané, elle a invité les jeunes à ne pas répondre à l’appel à la violence lancé à chaque fois par le leader du parti Pastef.
Pour rappel, Mame Mbaye Niang reproche à Ousmane Sonko d’avoir déclaré en décembre dernier que sa gestion avait été «épinglée» par un rapport de l’Inspection générale de l’Etat (Ige) pour des détournements de fonds sur le Programme de développement des domaines agricoles communautaires (Prodac) ; ce qu’il a balayé d’un revers de main. Ousmane Sonko est poursuivi pour «diffamation, injures et faux». Le procès se tiendra le 16 mars prochain.











