C’est quoi finalement le deal, l’accord secret, le «protocole de Thiès» ? La question occupe le débat, à Thiès, suite à la sortie du président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Idrissa Seck, au cours du Conseil présidentiel sur le développement de la région de Thiès, à l’adresse du Président Macky Sall : «Qu’il plaise au Seigneur des mondes de continuer à raffermir vos pas, à dilater votre poitrine pour que vous acceptiez toutes les critiques, celles qui sont contributives comme celles qui sont abusivement injustifiées. C’est une des exigences du leadership, et vous en êtes un remarquable. Qu’Il continue d’apaiser votre cœur, de fortifier votre esprit pour que les choix futurs que vous aurez à faire puissent vous valoir un parachèvement de votre parcours déjà exceptionnel d’une telle beauté, qu’Il n’aura pas d’autre choix que de vous garantir, après une longue et heureuse vie auprès des vôtres, une mention honorable sur les langues de la postérité.»
Toutefois, nombre de Thiessois se posent la question de savoir «si le président Idrissa Seck serait ce candidat de substitution, ce plan B, au cas où le Président Macky Sall renoncerait à une candidature légale dont la validation ultérieure par le Conseil constitutionnel ne souffre d’aucune ambiguïté». A la faveur d’un face-à-face avec la presse, le responsable politique de l’Apr, Edouard Latouffe, de faire remarquer : «La base militante qui se prépare à la prochaine Présidentielle et qui a récemment fait montre d’une mobilisation exceptionnelle pour accueillir le Président Macky Sall, les acteurs que nous sommes, qui participent régulièrement à la bataille de l’opinion, ont le devoir d’être édifiés sur les termes exacts de ce compromis.» Le membre de la mouvance présidentielle, cadre de la Lonase, de préciser : «Le temps qui nous sépare de la prochaine Présidentielle est très court. Thiès reste un enjeu plus que stratégique. Nous ne ramerons jamais à contre-courant de la position du Président Macky Sall sur une question plus que cruciale et décisive. Notre intime conviction est que le Président Macky Sall doit se représenter pour un second quinquennat. Une rupture du contrat ne s’impose pas.»
Par Cheikh CAMARA – Correspondant












