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Diourbel /ag des travailleurs de la sonacos contre l’ouverture des frontières : une menace pour la filière arachide

Les travailleurs de la Sonacos en assemblée générale  hier, lundi, à l’usine de Diourbel dénoncent avec la dernière énergie la circulaire du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural autorisant les opérateurs privés stockeurs à expédier 80 % des graines effectivement trouvées dans les entrepôts. Ce qui constitue une menace pour la perte d’emplois dans les usines mais aussi la disparition de la filière arachide. Ils invitent l’Etat à surseoir à cette mesure qui remplace le décret 2010. 

La circulaire autorisant exceptionnellement les opérateurs privés stockeurs à opérer une expédition partielle de 80%  des quantités effectivement trouvées dans les entrepôts est vivement contestée par les huiliers. En assemblée générale, les acteurs de la filière arachide dénoncent cette lettre circulaire du ministre de l’Agriculture qui vient remplacer celle du ministre du Commerce jugée inacceptable. Cette situation va à coup sûr contribuer à l’arrêt des activités, faute de graines. Les conséquences sont là perte des emplois. Issa Ly, secrétaire général de la section  locale du Syndicat national des travailleurs des corps gras et activités similaires explique : « La Sonacos utilise plus de 2000 saisonniers par année en plus des permanents au cas où il y a des graines. Dans le cas contraire, on n’a que 25 saisonniers  dans l’ensemble du territoire national. Nous demandons à l’Etat particulièrement au ministre de l’Agriculture  de  revenir sur cette mesure ». Et il poursuit :  » Ce que nous demandons aux autorités, c’est d’arrêter les exportations mais aussi faire des réformes pour la filière arachide. Notre position est très claire : nous n’accepterons jamais  que des Chinois ou des  étrangers viennent d’ailleurs pour prendre nos matières premières et nous laisser avec les mains vides. Nous le dénoncerons jusqu’à l’éternité ». Le 2ème secrétaire général adjoint Monsieur Thié Mbaye Ndiaye  dira que l’Etat a mis la charrue avant les bœufs. « Nous allons passer à la vitesse supérieure en se couchant sur la chaussée. Ainsi, les camionneurs chinois vont passer sur nos cadavres. Nous le répétons,  il n’y a pas de graines à exporter », a-t-il conclu.

ADAMA NDIAYE

 

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