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Donald Trump, un exil «à sa façon»

lequotidien

A trois heures de l’investiture de Joe Biden, le Président sortant s’est envolé pour la Floride. Défiant jusqu’au bout les conventions et la vérité.

Dans une étrange contradiction, l’histoire retiendra que Donald Trump a quitté la Maison Blanche dans la honte et la solitude, mais aussi avec les honneurs. Ceux qu’il s’est lui-même attribués, dans une ultime bouffée pathétique de pouvoir et d’attention. A 8h 17, ce 20 janvier 2021, dans le matin glacial de Washington, le 45e Président des Etats-Unis a décollé avec son épouse, Melania, toute de noir vêtue, de la pelouse sud de la Maison Blanche à bord du Marine One, l’hélicoptère présidentiel. Avant de rejoindre la base aérienne d’Andrews, l’appareil s’est offert un dernier tour au-dessus de la capitale, contournant le Wa­shington Monu­ment, survolant le National Mall, puis le Capitole, où vers midi se déroulera en petit comité et sous très haute surveillance l’investiture de Joe Biden, à laquelle il n’a pas voulu assister. Par la fenêtre, Donald Trump a pu observer les derniers préparatifs dans une ville fortifiée, quadrillée par la police et les soldats de la Garde nationale.
Sur le tarmac d’Andrews, la mise en scène ressemblait à l’un de ses innombrables meetings de campagne. Même musique disco à fond, même arrivée de rock star. Sauf que la foule, cette fois, ne s’est pas déplacée. A sa descente du Marine One, alors qu’il s’avançait vers les quelques dizaines de personnes, dont ses proches, venus l’écouter déblatérer une dernière fois en tant que Président, 21 coups de canon ont retenti. Trump avait exigé ce salut protocolaire, il l’a eu, sans marquer la moindre pause ou jeter le moindre regard aux militaires qui l’honoraient ainsi. Incapable, jusqu’au bout, de respect et de décorum.

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