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Environnement – Le parc déclaré patrimoine en péril : L’Etat veut sauver le Niokolo Koba

L’Etat va sortir le parc Niokolo Koba de la liste du patrimoine en péril, d’ici 2 ans. Le gouvernement a décidé de mêler les partenaires techniques et financiers, avec l’appui de la Norvège, à ce projet, en trouvant de nouveaux financements pour sa réalisation.

Nonobstant son exceptionnelle diversité avec des espèces emblématiques, le Parc national de Niokolo Koba a été classé, par l’Unesco, patrimoine mondial en péril en 2007. Car, il a été constaté des espèces en voie d’extinction, des braconnages et une dégradation du pâturage à cause du bétail, entre autres. Aujourd’hui, la volonté de l’Etat est de sortir le Niokolo Koba de cette liste et lui redonner son lustre d’antan, d’ici 2 ans.
Pour mener à bien cette mission, le ministre de l’Envi­ronnement et les partenaires techniques et financiers ont organisé hier «une table ronde pour le renforcement de la conservation du Parc national de Niokolo Koba, site du patrimoine mondial». C’est un enjeu fondamental, dans un contexte de réchauffement climatique, qui surligne l’importance de ce patrimoine faunique. «Le parc a été classé dans la liste des sites du patrimoine en péril, mais malgré ça, les agressions, de toutes parts, ont continué. Cela a compromis sa valeur universelle. La valeur universelle étant tous les atouts que le parc doit présenter pour être extrait de cette liste», regrette le colonel Mame Gogo Banel Ndiaye.
Guiomar Alonso, conseillère régionale culture de l’Unesco, ne voit pas cette décision, de classer le Parc national comme patrimoine en péril, comme une sanction. Pour elle, «cela est fait dans le souci de s’assurer que la tendance négative redevienne positive. D’ail­leurs, le Sénégal a consenti à beaucoup d’efforts avec le soutien des partenaires», relève-t-elle. La conseillère technique no1 du ministre de l’Environ­nement et du développement durable, qui a présidé cette rencontre, détaille les investissements effectués par l’Etat pour réhabiliter Niokolo Koba. «La valeur universelle exceptionnelle du parc a amené l’Etat à prendre des mesures correctives. Et certaines mesures correctives étaient de mettre beaucoup de ressources financières. Je peux citer 4 milliards de francs pour la conservation du parc. L’Etat a aussi mis en place un système de recrutement des agents complémentaires, avec 528 agents de différence entre 2007 et maintenant. Il y a un effort énorme de la part de l’Etat, en termes de salaires et de ressources financières. L’Etat a fait des efforts énormes. Cela fait beaucoup d’argent qui va permettre au parc de retrouver son aura d’antan», a-t-elle souligné. Par contre, selon elle, «il y a toujours un gap à combler». Et le Sénégal compte sur l’appui des partenaires pour la protection du Parc national de Niokolo Koba. «Nous sommes toujours ou­verts à de nouveaux partenaires qui voudraient s’engager aux côtés de l’Etat», a-t-elle soutenu.
Abondant dans le même sens, Dimitri Sanga, Directeur régional de l’Unesco en Afrique de l’Ouest, a félicité le Sénégal pour son engagement et ses efforts consentis pour la protection de ces sites. «L’Unesco est ravie d’accompagner et de soutenir le Sénégal dans cette volonté de sortir le Parc national Niokolo Koba de la liste des patrimoines en péril d’ici 2 ans. Elle compte mobiliser les acteurs, en vue de renforcer la convention avec les différents partenaires», dit-il.
justin@lequotidien.sn

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