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infrastructures – Transports terrestres : L’autopont de Cambérène mis en service – Lequotidien

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Le 6e autopont de Dakar a été ouvert à la circulation samedi. Il s’agit de celui du croisement Cambérène dont les travaux ont été entamés en février 2022.

Par Amadou MBODJI – Les embouteillages causent beaucoup de perte de temps aux usagers de la route, ainsi des pertes sur l’économie du Sénégal. Mais ceux qui ont l’habitude d’emprunter le croisement Cambérène peuvent pousser un ouf de soulagement avec la «mise en service» depuis samedi 4 mars 2023. Ce sont les conducteurs de deux-roues, suivis des automobilistes, qui ont été les premiers à arpenter l’ouvrage, appuyant sur le klaxon pour montrer leur satisfaction d’être délivrés de ces embouteillages. Il s’agit du 6e autopont, après ceux de après Keur Gorgui, Saint-Lazare, Yoff, Lobatte Fall et Keur Massar. Ces infrastructures routières s’inscrivent dans le cadre du programme de construction de ponts et d’autoponts à travers la capitale sénégalaise, afin de lutter contre les embouteillages.

«C’est une fierté de pouvoir livrer cet ouvrage qui, on espère, va soulager les populations et aider à la fluidification du réseau et du trafic pour Dakar et la région de Dakar», soutient Thomas Rivalta, directeur de l’entreprise Dakar-Matière, maître d’ouvrage de cette infrastructure routière. «Cette inauguration vient à la suite de celle du pont de Marssassoum en Casamance, qui a été faite par le président de la République cette semaine», ajoute M. Rivalta qui, parlant des travaux qui restent à boucler au niveau du nouveau autopont, cite les bretelles dont la finalisation va aussi se faire.

Au sujet des caractéristiques de l’ouvrage, M. Rivalta d’évoquer une technologie numérique. «On est sur une technologie qui s’appelle technologie numérique, avec un tablier numérique qui est constitué de poutres qui s’assemblent mécaniquement, sur lesquelles on n’a pas de soudure à refaire, mais qui sont, en termes de durabilité, beaucoup plus pérennes. Parce que l’entretien est beaucoup plus allégé», explique-t-il. Avant d’indiquer qu’en parallèle, un «transfert de technologie a été fait dans le cadre des travaux relatifs aux préfabrications à partir d’une usine à Diamniadio, avec l’intervention des collaborateurs sénégalais». «Nous nous sommes appuyés sur le savoir-faire des entreprises sénégalaises», fait-il savoir. M. Rivalta d’ajouter : «Les ponts ont une durée de vie de 100 ans, avec un entretien qui va se faire régulièrement, c’est un entretien allégé par rapport à ce qu’on peut avoir sur d’autres types d’ouvrages. En termes de caractéristiques techniques, on est sur un ouvrage deux fois deux voies. Donc, deux voies d’un côté, deux voies de l’autre. La longueur des brèches de l’ouvrage fait 200 m linéaire et ensuite, il y a deux rampes qui font à peu près 100 m de chaque côté et qui viennent raccorder la route existante».

Revenant sur les autres ouvrages à boucler prochainement, Thomas Rivalta invoque les ceux prévus au Front de terre et à Diamniadio. Et de préciser : «Il y a des ouvrages qui ont démarré au Front de terre. Il y a beaucoup de préparation à faire. Nous avons deux ouvrages qui viennent de démarrer à Diamniadio. Ces ouvrages vont interconnecter Diamniadio à la Route nationale n°1, enjamber la voie du Ter au niveau de la gare de Diamniadio. Ce sont ces prochains ouvrages que nous allons démarrer, avec l’objectif de les finir au milieu de l’année prochaine.»
ambodji@lequotidien.sn

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