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Les diabétiques représentent 10,2 % de l’ensemble des décès dus au covid-19 (Oms)

La journée mondiale du diabète est célébrée annuellement le 14 novembre de chaque année pour sensibiliser sur les ravages de cette maladie et la nécessité du dépistage. Au Sénégal, des acteurs s’allient et se mobilisent pour mieux communiquer et sensibiliser sur ce fléau. Mais dans notre pays comme partout à travers le monde, le diabète ne cesse de progresser.

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), concernant l’ensemble de la population lié au COVID et qui couvre 13 pays africains, révèle que les décès des personnes diabétiques en période de pandémie représentent 10,2 % contre 2,5 % pour l’ensemble des patients non diabétiques décédés. Ce qui fait dire au Dr Mbaye Sène, président du collectif des médecins en spécialisation (Comes), dans les colonnes du journal Le Témoin, que cette pathologie chronique, seule ou associée à d’autres maladies, est responsable d’une lourde morbi-mortalité partout dans le monde. « Son expansion prend l’allure d’une pandémie », a-t-il fait savoir.

Au Sénégal, la prévalence globale est estimée à 2,1 %, selon les résultats de l’enquête STEPS 2015. Il rappelle ainsi que cette maladie mérite une attention particulière à partir de 45 ans. « Le diabète est plus fréquent à l’âge avancé avec 5,4 % à partir de 45 à 59 ans et 5,9 % à partir de 60 ans. Outre le problème épineux des chiffres alarmants, la pandémie à COVID-19 nous a montré à suffisance l’intérêt d’un bon équilibre glycémique », estime encore Dr Mbaye Sène tout en formulant des recommandations.

Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif, à proprement parler, dit-il, il n’en reste pas moins que la plupart des formes de diabète sont désormais prises en charge grâce à des prescriptions adaptées. Il s’y ajoute que les prescriptions thérapeutiques doivent toujours être accompagnées par un régime alimentaire sain et une activité physique régulière de même qu’un suivi glycémique bien souvent quotidien.

A côté de ce volet thérapeutique, notre interlocuteur invite à accompagner la formation des spécialistes, à octroyer des bourses de spécialisation et aussi à recruter massivement des endocrino – diabétologues. Dr Sène plaide surtout pour plus de fonds alloués aux maladies non transmissibles par le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour subventionner les médicaments et les analyses des patients.

Au niveau continental, la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, en commentant les chiffres de mortalité liés au diabète en période de pandémie, a alerté : « la pandémie de covid-19 finira par se résorber, mais l’Afrique devrait connaître dans les années à venir la plus forte augmentation du diabète au niveau mondial… »

Une prévision d’autant plus inquiétante que, sur notre cher continent, 70 % des diabétiques ignorent qu’ils sont porteurs de cette terrible maladie qui est un tueur silencieux, rapportent nos confrères.
avec pressafrik

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