Société

Lutte contre la malnutrition : L’Anpectp et la Fondation Yiri mutualisent leurs forces

lequotidien

L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits et la Fondation Yiri ont signé une convention de partenariat hier, pour lutter ensemble contre la malnutrition des enfants des Structures de développement intégré de la petite enfance.  

En 2020, l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits a organisé une campagne de dépistage de la malnutrition. Au terme de celle-ci, déroulée dans 11 régions du Sénégal, 59 mille 774 enfants ont été dépistés, parmi lesquels 1 605 souffrent de Malnutrition aigüe modérée (Mam), soit un taux de prévalence de 2,68% et 65 enfants souffrent de malnutrition aigüe sévère (Mas), soit une prévalence de 0,10%. Ces résultats qui situent le taux de prévalence des régions entre 0,05% et 4,1% ne laissent pas indifférente la structure en charge de la petite enfance. Ainsi, pour poursuivre les efforts de réduction du taux de malnutrition d’ici 2022, l’Anpectp a signé avec la Fondation Yiri une convention de partenariat qui s’inscrit en droite ligne de la lutte contre la malnutrition dans laquelle le gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé.
En paraphant la convention, la présidente de la Fondation Yiri s’est dit très fière d’accompagner le Sénégal dont le développement de la petite enfance est bien pris en compte dans le Plan Sénégal émergent (Pse).
Pour démarrer la phase pilote, 200 sticks de spiruline ont été offerts à l’Agence de la petite enfance. Selon Mme Awa Touré-Le Goff, présidente de ladite Fondation, la spiruline est un complément alimentaire à haute valeur nutritive, pour renforcer l’alimentation des enfants souffrant de carence alimentaire.
Pour débuter le partenariat, une phase pilote d’une durée de deux mois sera déroulée auprès de 100 enfants de la région de Dakar.
La directrice générale de l’Agence nationale de la case des tout-petits et de la petite enfance (Anpectp) s’est félicitée du partenariat. Elle a également rappelé que le Sénégal, dans le Plan stratégique multisectoriel de la nutrition (Psmn), se fixe comme objectif  d’ici 2022 de réduire à 5% la prévalence de la malnutrition aigüe des enfants âgés de 0 à 5 ans.
C’est ainsi, poursuit Maïmouna Cissokho Khouma, que la convention est venue à son heure, car l’Anpectp, en tant que structure chargée de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement intégré de la petite enfance (Pndipe) et par ailleurs membre du Conseil national du développement de la nutrition (Cndn), contribue à l’atteinte des objectifs fixés dans ce document stratégique.
Face à cette situation, Mme Khouma a ensuite réitéré son engagement à travailler au quotidien, dans le cadre d’une approche multisectorielle, pour que chaque enfant sénégalais jouisse d’un statut nutritionnel adéquat en adoptant un comportement optimal.
Sous ce rapport, les interventions de nutrition menées dans les Structures de développement intégré de la petite enfance (Sdipe), notamment le suivi sanitaire et nutritionnel, l’élaboration de supports didactiques, l’éducation nutritionnelle et le renforcement de capacités des personnels procèdent de cette volonté constante d’améliorer le statut nutritionnel des enfants.
Selon elle, la campagne a permis de renforcer les capacités des conseillères familiales et des responsables de structure sur les techniques de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aigüe modérée, de dépister les enfants des Structures de développement intégré de la petite enfance (Sdipe) et d’assurer leur prise en charge à travers des visites à domicile.
Par ailleurs, elle a indiqué que les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont été référés dans les structures sanitaires et ceux souffrant de malnutrition modérée sont pris en charge, conformément au protocole qui consiste, pour une période de 60 jours, à donner 3 kg de farine par mois à chaque enfant, à le déparasiter, à le supplémenter en vitamine A et à lui assurer un suivi jusqu’à ce qu’il retrouve son statut normal.
Evoquant les problèmes rencontrés, la directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits a souligné que malgré l’implication des parents dans les Foyers amélioration récupération nutritionnelle (Farne), la prise ne charge présente des difficultés liées le plus souvent à la rareté de denrées alimentaires pour la préparation des repas enrichis et de la farine améliorée destinés à renforcer l’alimentation des enfants.
Enfin, Maïmouna Cissokho Khouma a appelé à la mobilisation de tous pour une synergie des actions, seul gage de réussite avant de s’engager à ne mener aucun effort pour une bonne mise en œuvre de cette convention de partenariat en faveur du développement intégré de la petite enfance.

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