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Présidentielle en Gambie : 5 candidats face à Barrow

En Gambie, la Cei a validé, ce samedi, la liste des six candidats retenus pour la Présidentielle prévue le 4 décembre prochain. Il y aura surtout le duel entre Adama Barrow et Ousainu Darboe, deux anciens amis, que tout oppose désormais.

Alors que la Présidentielle est prévue le 4 décembre prochain, la campagne électorale débute demain sur toute l’étendue du territoire gambien. Ils seront six, dont évidemment le Président sortant, à être sur la piste pour conquérir le pouvoir, après que la Commission électorale indépendante a rejeté quinze dossiers de candidature à l’élection présidentielle prévue le 4 décembre en Gambie. Ils ont été rejetés pour des manquements, comme le non-respect du parrainage par des électeurs. En Gambie, le Code électoral impose une liste de parrainage d’au moins 200 électeurs inscrits dans chaque circonscription.
A partir de ce mardi, c’est une compétition féroce qui s’ouvre, notamment entre les deux favoris : Adama Barrow, 54 ans, leader du National people’s party (Npp) et Ousainu Darboe du Parti démocratique unifié (Udp). Ce sont deux ex-amis, qui ont coulé Jammeh après plus de 20 ans de dictature, que tout sépare. Barrow, choisi par Darboe qui était dans l’impossibilité de se présenter lors de la Présidentielle de 2017 pour diriger la coalition de l’opposition, s’était engagé à faire un seul mandat. Il ne s’y est pas tenu, poussant son ancien mentor et ministre des Affaires étrangères et vétéran de la politique gambienne à prendre ses distances à cause de nombreuses divergences dans la gestion des affaires publiques.
Malgré les divergences du passé, Barrow, toujours protégé par les gendarmes sénégalais sous mandat de la Cedeao, avait constitué une coalition avec le parti de Jammeh, l’Aprc, avant que ce dernier ne dénonce cette alliance. Elle avait ému plusieurs Gambiens qui n’avaient pas compris que le régime actuel ait pu avoir une convergence de vue avec les leaders de l’ancienne dictature. Pour lui, c’était de la realpolitik.
Entré dans l’opposition, Darboe joue probablement sa dernière carte, après avoir subi les affres de la dictature de Jammeh, qui vit en exil, depuis 2017, en Guinée équatoriale. Les autres sont Mama Kandeh du Congrès démocratique de la Gambie, Halifa Sallah de l’Organisation démocratique du peuple pour l’indépendance et le socialisme (Pdois), ainsi que les indépendants Essa Mbaye Faal et Abdoulie Ebrima Jammeh.
Stagiaire -lequotidien

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