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Saint-Louis – une grande mobilisation de l’opposition : pour dénoncer la troisième candidature de Macky et l’acharnement «sur Ousmane Sonko»

La marche pacifique de l’Opposition s’est déroulée sans aucun incident dans la ville de Saint-Louis où une forte présence policière a encadré les marcheurs. L’itinéraire de cette marche a été changé, sur la demande de l’autorité préfectorale qui leur a interdit le passage sur l’Avenue De Gaulle, craignant des risques de troubles à l’ordre publique. Les messages visibles sur les banderoles et pancartes ont porté sur la troisième candidature du président Macky Sall, la mauvaise gestion du ministre et maire Mansour Faye, la nécessité de rénover les écoles vétustes de Saint-Louis et la préservation de la mer et des communautés de pêcheurs.

 

Ils étaient venus nombreux participer à la marche pacifique organisée par le Pastef et les autres partis de l’opposition. Hommes, femmes, adultes et jeunes ont sillonné les grandes artères de la ville, pour dénoncer avec la dernière énergie, l’acharnement du pouvoir en place sur le leader du Pastef, en l’occurrence Ousmane Sonko. Mais en même temps, c’était également l’occasion pour ces patriotes de dire «Non au troisième mandat du président Macky Sall, en 2024».

Les marcheurs qui ont quitté Pikine, vers les coups de 16h, ont été obligés d’observer des déviations à leur arrivée au niveau du rond-point du Commissariat Central de Police de Sor, pour emprunter la voie qui mène vers le quartier Balacoss car n’ayant pas été autorisés à passer par l’Avenue De Gaulle. En effet, en leur interdisant cette voie, le Préfet du Département de Saint-Louis craignait des risques de troubles à l’ordre public. Une marche qui, au finish, a eu lieu sans aucun incident mais sous forte surveillance policière.

«C’était un appel venant du président Sonko. Cela entre dans le cadre des 72 heures de mobilisation. On a pu marcher en paix mais ce qui reste en ce moment c’est de ne pas reculer parce que ce matin les policiers ont barricadé sa maison allant même jusqu’à empêcher à ses enfants de se rendre à leur école. Ce n’est pas de la démocratie et c’est inadmissible. On dit trop c’est trop et il faut que cela cesse», a martelé Mme Seynabou Yacine Sambe, présidente du MOJIP (Mouvement Jiguènu Pastef). Elle a invité les populations à faire face à ce qu’ils qualifient d’intimidation et d’acharnement sur leur leader.

Ayant pris la parole, Ndaraw Fall, président du Mouvement des Cadres patriotes de Saint-Louis, a insisté sur la nécessité d’avoir une justice libre et indépendante dans le pays.

YVES TENDENG

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