Société

Suppression de la Ville : «Ce serait anéantir 141 ans d’histoire de Rufisque»

lequotidien

Leur parole a tardé, car ne pouvant manquer de se joindre au concert de lamentations suscité par le projet de suppression de la Ville. Il s’agit bien entendu des communicateurs traditionnels qui se sont joints vendredi aux politiques, autorités religieuses et coutumières pour dire «non» à la suppression de la Ville. «Nous devons le rappeler par devoir de mémoire parce que nous sommes dépositaires de legs des anciens, de l’histoire et de la tradition de Rufisque (…) Notre conscience interdit de nous taire face à cette menace de suppression de la ville», a mis en exergue le tambour-major El Hadj Mbassou Ngom, leader et porte-parole des communicateurs traditionnels de la vieille cité. Cours d’histoire en rappel, il a d’ailleurs fait l’historique des événements importants ayant fait de Rufisque ce qu’elle représente dans l’histoire du Sénégal. «Nous attirons l’attention des décideurs actuels que ce projet de suppression de la ville de Rufisque dans son statut actuel est inopportun au regard de l’histoire et de la pertinence des missions politico-administratives que cette ville a toujours jouées», a-t-il fait prévaloir, soutenant que ce serait anéantir 141 ans d’histoire d’une municipalité faite par ses valeureux fils que de procéder à sa suppression.
En vertu de leur statut de régulateurs sociaux, ces communicateurs qui ont animé une conférence de presse à la Salle des fêtes pour afficher leur position ont supplié le chef de l’Etat de reconsidérer cette réforme envisagée. «Nous nous adressons avec la déférence qui sied au Président Macky Sall, connu pour sa magnanimité et sa générosité. Cette ville ne peut pas disparaître compte tenu de ce qu’elle représente pour nous et ce qu’elle représente dans l’histoire du pays. Nous savons que vous êtes sensible aux bonnes causes et vous demandons solennellement de revoir ce projet», a noté la fille de Adja Khar Mbaye Madiaga, Maguette Fall, venue représenter sa mère à la rencontre qui a vu la présence d’une vingtaine d’hommes de la parole.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page