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 VITAMINE A : La carence est responsable, à elle, seule de 6% des décès chez les enfants

Un atelier régional sur la supplémentation en vitamine A s’est ouvert hier à Dakar. Cette rencontre de trois jours a pour objectif d’améliorer la compréhension des approches les plus efficaces pour assurer une couverture élevée et de grande qualité dans l’administration de la supplémentation en vitamine A par le biais des services de santé de routine. Ainsi, la carence en vitamine A est responsable de 6% des décès chez les enfants de moins de 5ans 

Cécité nocturne, augmentation du risque de morbidité ou de mortalité en cas infection par une maladie infantile courante comme la rougeole ou les maladies diarrhéiques sont les conséquences de la carence en Vitamine A chez les enfants. Elle est devenue un problème de santé publique d’après les estimations, 190 millions d’enfants d’âge préscolaire, principalement dans la Région africaine et la Région de l’Asie du Sud-Est de l’Organisation mondiale de la Santé. A l’occasion de l’atelier sur la supplémentation en vitamine A, le directeur de cabinet du ministère de la santé Alphonse Ousmane Thiaw estime que les nourrissons et les jeunes enfants ont des besoins accrus en vitamine A pour soutenir leur croissance rapide et les aider à combattre les infections. « L’association d’un déficit pondéral, de carences en micronutriments (fer, vitamine A et zinc) et d’un allaitement sous-optimal est responsable de 7 % des décès et de 10 % de la charge de morbidité totale, chez les enfants. La carence en vitamine A est à elle seule responsable de près de 6 % des décès d’enfants de moins de 5 ans en Afrique », révèle-t-il. Selon l’Oms, la supplémentation en vitamine A (SVA) est identifiée parmi une intervention à haut impact pouvant renforcer l’immunité des enfants, contribuant à la réduction de la mortalité infanto-juvénile. « Les évidences prouvent que dans les environnements affectés par la carence en vitamine A, la supplémentation en vitamine A des enfants de 6 à 59 mois, une fois tous les 6 mois augmente leur chance de survie par la réduction d’au moins 12% de la mortalité des moins de 5 ans toutes causes confondues», dit-il.

A l’en croire, la supplémentation en vitamine A permet de réduire drastiquement la cécité crépusculaire et de baisser l’incidence de la diarrhée et de la rougeole de 15% et 50% respectivement. Pour sa part, le directeur régional adjoint pour l’Afrique de nutrition international Dr Banda Ndiaye indique que quand on est malade en général on va au niveau de la structure de santé mais ce n’est pas évident d’aller dans une structure si l’on se sent bien surtout chez les enfants notamment quand les vaccinations sont finies, «la supplémentation en vitamine A va au-delà de la vaccination, il faut les supplémenter jusqu’à ce qu’ils atteignent 59 mois. Les mamans n’ont pas ce réflexe d’aller à la recherche de ce service ».

Cependant, il soutient que la carence en vitamine A va contribuer à une réduction de la capacité immunitaire de l’organisme de l’enfant. « Un enfant selon les estimations de l’OMS fait 3 épisodes de diarrhée par an et avec la supplémentation en vitamine A son risque de faire la diarrhée diminue de 15% et il va faire 2 épisodes des diarrhées par an c’est important vu les conséquences de la diarrhée sur le développement de l’enfant ». Interpellé sur les stratégies mises en place pour inciter les parents à donner de la vitamine A aux enfants. «Il faut communiquer et il faut que les parents sachent les conséquences de la carence en vitamine A mais aussi les bénéfices de la supplémentation en vitamine A». Chaque parent, selon lui, veut le bien pour son enfant. « Si le parent connait les bénéfices d’un service de santé qu’il peut avoir gratuitement, il ne va pas attendre. Le ministère aussi doit rapprocher le service aux populations ».

Mame Diarra DIENG

 

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