Le chanteur sénégalais de 65 ans revient avec un nouvel album, « Eclairer le monde », et il a un message pour la France.
Le voilà, « le roi du mbalax » : allure droite, humble, légère, Youssou N’Dour, tout de noir vêtu, s’installe pour manger un bout dans son hôtel proche de la place de l’Etoile, à Paris. Il débarque à l’instant de Dakar ce vendredi. Sa manageuse prévient qu’on doit le laisser manger tranquille d’abord. Les questions, ce sera pour le dessert. Il faudra respecter le timing : dehors, un van noir attend déjà, pour conduire l’artiste à sa maison de disque, puis à la « Star Academy ». Youssou N’Dour pousse son assiette, pose ses deux mains à plat devant lui sur la table, pas de mot, le regard se redresse. Ainsi fait-il la place à l’entretien. Rodé à l’exercice journalistique, le chanteur sénégalais de 65 ans, qui est aussi ancien ministre, entrepreneur et patron d’un groupe de presse, présente un nouvel album, « Eclairer le monde » (« Light the World »), ultramusical, où la joie circule sans faille dans les grands thèmes qui fondent nos vies, l’amour, l’amitié, l’universalisme, les femmes, la famille, Dieu.












