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Dic : Les députés Massata Samb et Mamadou Niang placés en garde à vue

Après près de 10 heures d’interrogation au sein de la Division des investigations criminelles,
Mamadou Niang et Massata Samb ont été placés en garde à vue. L’information a été donnée à la presse par leur avocat devant les locaux de la Dic, quelques minutes après la clôture de l’enquête. Ainsi, les deux députés de la coalition Yewwi Askan Wi vont rester entre les mains de la Dic avant d’être déférés au parquet. En effet, devant le commissaire Adramé Sarr et ses hommes, les députés
ont fait valoir leur immunité parlementaire. C’est pourquoi ils ont refusé de répondre à une seule question des enquêteurs.
« Tant que l’Assemblée nationale n’a pas statué sur la levée de cette immunité parlementaire, ils ne sont pas dans les dispositions de participer à une enquête en violation de leurs droits. Une multitude de questions a été posée. Mais la même réponse a été servie aux enquêteurs », prévient Me Fall entouré par quelques députés du même groupe parlementaire Yewwi Askan Wi dont le député-maire de Yeumbeul, Bara Gaye.
En outre, selon la robe noire, les deux députés ont fait remarquer aux enquêteurs que l’Assemblée nationale était en session et que les faits qui leur sont reprochés se sont déroulés au sein de l’hémicycle. Compte tenu de toutes ces circonstances, à en croire la robe noire, ses clients ont invoqué leur droit à une immunité parlementaire pour ne pas répondre aux multiples interrogations des enquêteurs de la Dic. « Les députés ont fait valoir l’immunité parlementaire. Et l’Assemblée
étant en session, on ne pouvait pas les enquêter sur les faits visés sans la levée de leur immunité parlementaire. Or puisque leur immunité parlementaire n’a pas été levée, ils ont déclaré ne pas collaborer à une enquête en violation de leurs prérogatives rattachées à leurs fonctions de députés », a rapporté l’avocat.
Dans ses explications devant la presse, l’avocat des deux parlementaires, Me Fall, a précisé que ses clients n’ont reçu aucune convocation auparavant. « Mais comme vous l’avez remarqué, des agents se sont présentés avant-hier, à l’Assemblée nationale, à la fin de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, pour procéder à leur arrestation », a-t-il regretté avant d’ajouter que les deux parlementaires sont venus eux-mêmes répondre à la Dic après un bref passage la veille
dans les locaux de la Division des investigations criminelles.

Avocat : « Les faits, en l’espèce, n’entrent pas dans la définition du flagrant délit » 

Il n’y a pas de flagrant délit, à en croire, la robe noire. A ce titre, Me Fall a évoqué les articles 61
de la Constitution et 53 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui sont à ses
yeux très clairs. « Le député bénéficie d’une immunité. L’immunité s’oppose à ce qu’un député soit poursuivi, détenu dans le cadre d’une enquête correctionnelle ou criminelle. Or, une mesure de garde à vue, c’est une mesure privative de liberté qui est contraire à la prérogative de l’immunité attachée
à la fonction de député », argue la robe noire qui tranche que « les faits, en l’espèce, n’entrent pas dans la définition du flagrant délit. Nous ne sommes pas en flagrant délit. Et la procédure qui doit être adoptée, c’est d’abord, la levée de l’immunité parlementaire pour d’éventuelles poursuites ».
Enfin, sur la plainte annoncée par ses clients, il a laissé entendre qu’il va se concerter avec eux sur la démarche à adopter relativement à la confirmation ou non de cette plainte. Le moment venu, nous allons communiquer là-dessus, a-t-il dit.
Pour rappel, les deux députés membres de la coalition Yewwi Askan Wi avaient violenté leur collègue de Benno Bokk Yaakaar, Amy Ndiaye. L’incident s’est déroulé au cours du marathon budgétaire en marge du passage du ministre de la Justice devant l’Assemblée nationale. Depuis lors, les deux
parlementaires faisaient l’objet d’une plainte de la part de la député-maire de Gniby, pour coups et blessures volontaires.

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