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Ni Dieu, ni prophètes : que des hommes !

Libérons-nous de la fumée qui assombrit nos âmes, pour qu’apparaisse, en nous, le reflet céleste divin (l’étincelle divine).

«…, quand ils (Platon et Aristote) se sont divertis à faire Leurs lois et leur Politique, ils l’ont fait en jouant ;…S’ils ont écrit de politique, c’était comme pour régler un hôpital de fous ; et s’ils ont fait semblant d’en parler comme d’une grande chose, c’est qu’ils savaient que les fous à qui ils parlaient, pensaient être rois et empereurs.»

Devrions-nous continuer à croire que chez-nous, tout tient radicalement à une politique : c’est-à-dire l’art de créer des faits, de dominer en se jouant, des événements et des hommes et que, de quelque façon que nous nous y prendrions, nous ne serons jamais que ce que la nature des politiques en ferait.
1001 partis politiques sans démocratie interne, qui ressemblent à une véritable et ingérable pétaudière dont chacun représente un grouillis de caboches obscures et imperméables à la lumière.

L’écart entre l’ignorance de ceux qui décident et l’impuissance de ceux qui savent met en danger la démocratie. L’esprit politique a introduit dans la circulation, de la fausse monnaie intellectuelle, des hommes qui falsifient les notions juridico-historiques, construisent des raisonnements spécieux, pour traiter d’économie et des finances, juste pour orienter l’électeur citoyen à gauche ou à droite.

Un grand écart dans l’éducation entre l’enseignement des sciences et l’enseignement des valeurs morales et civiques, fait que seul l’argent émerge comme valeur nationale et universelle, ce qui rend les problèmes des populations si fondamentaux, qu’ils prennent de terribles revanches sur ceux qui les ignorent.

L’ordre et la discipline deviennent une exigence
Aujourd’hui, Nous sommes en deuil.
(Que les âmes de nos regrettés disparus rejoignent le degré de bien-être éternel).

Nos routes sont rouges de sang.
«Cent fois sur le métier, tu remettras ton ouvrage.»
Ce proverbe s’impose à ceux qui ont la charge de la gestion de nos transports motorisés, des infrastructures, des structures de délivrance et de contrôle de permis de conduire et délivrant les attestations d’aptitude à circuler (visite technique), pour les véhicules, sans oublier les services de police et de gendarmerie sur les routes.

Il y a des responsables, nous ne devons pas faire silence, ni faire appel au fatalisme, il n’y a rien de pire, tous les responsables devraient être sanctionnés
De Dakar, ma ville de naissance.

Chaque matin, je quitte la commune de Fann- Point E-Amitié pour rejoindre celle de Ngor, 45 minutes en moyenne pour faire 9 km, à un moment où le transport motorisé devrait plutôt dilater l’espace.

Dakar est devenue un endroit de détresse et d’exclusion, une ville sans trottoirs, elle grandit, grossît, s’étend pratiquement à vue d’œil.

L’urbanisme galopant de Dakar évoque l’image d’une nature recouverte par le béton, le fer, l’asphalte à la vitesse de la coulée de lave de la dernière éruption volcanique des Mamelles.

Il nous revient de parer au pire pour mettre le meilleur.
Une croissance qui nous hante : la pauvreté, le chômage, les insuffisances d’hygiène, une pollution étouffante, avec à la clé, tous les risques d’exclusion, de désordres sociaux, d’émeutes politiques.

Comme disait Eric Orsena, économiste, membre de l’Aca­démie française : «Ce ne sont pas les 9 milliards que nous allons devenir qui m’inquiètent, mais les mégapoles du Sud, Calcutta, Dakar, Jakarta, qui dépassent les 5 ou 6 millions d’habitants et sont des bombes sanitaires et sociales,…»

Puisque Dakar s’impose à nous, ne la regardons pas tout en noir.
Maîtriser notre urbanisme périphérique, reconquérir notre centre-ville et trouver des solutions aux problèmes de transport, de circulation, d’équilibre emploi /habitat, d’environnement et de santé, d’harmonie sociale constituent des préoccupations pour les Sénégalais et particulièrement les Dakarois.
Gérer un territoire, implique trois dimensions temporelles inséparables : assumer les décisions passées, assurer le quotidien, mais surtout préparer l’avenir. Pour relever les défis qu’il implique, rien n’est plus essentiel que de vouloir et de savoir coopérer pour participer utilement à cette tâche exaltante, d’épanouissement du territoire ; ce territoire qu’il nous appartient d’enrichir, non pas seulement économiquement mais surtout socialement, humainement afin de le léguer, le meilleur possible, à nos enfants qui, à leur tour, poursuivront l’œuvre à laquelle nos aînés avant nous, ont contribué.

Apprenons à aimer notre pays, pour en faire un vecteur de progrès et de modernité, mais surtout de lui permettre d’assumer son destin de creuset d’intégration et de solidarité.

Tout pour la stabilité du Sénégal
– Le contexte particulier que vit notre pays, le Sénégal, est marqué par la forte présence de ressources gazières et pétrolières à un moment où les organisations internationales nous annoncent l’épuisement de certaines ressources durant ce 21ème siècle :
– 2030 : Or
– 2050 : Pétrole
– 2070 : Gaz
Ces trois précieuses ressources, fortement présentes au Sénégal, affirment un futur économiquement intéressant et une possible accélération du développement de notre pays.
– L’Afrique sera de plus en plus jeune et l’Europe de plus en plus âgée, de même que la Chine bientôt. Entre une population jeune et une population vieillissante, l’écart des coûts de santé devient gigantesque et produit une transformation profonde des conditions économiques.
Nous entrons dans le temps de l’Afrique, et le Sénégal os nasal du continent sera appelé à jouer les premiers rôles :
– constituer les filtres et premières barrières de défense à l’intrusion de l’énergie d’entités négatives,
– adapter, humidifier et réchauffer en permanence les relations entre les pays africains,
– servir d’airbags pour amortir les différents chocs auxquels les peuples d’Afrique pourraient être confrontés,
– souder les communautés religieuses, par les effets combinés de la solidarité «sacrée» (c’est-à-dire qui nous dépasse) et ainsi créer un parfait altruisme entre les peuples, facteur de prospérité et d’ouverture à des progrès ultérieurs,
– porter la croissance et résorber le chômage par ses «méats», c’est-à-dire sa jeunesse, ses richesses, compétences et talents.
Ne nous laissons pas divertir.
Nous savons accomplir, réaliser, bâtir ensemble (exemple de l’Equipe nationale de football), mais la pensée de chacun peut intervenir, tantôt pour permettre d’aller plus loin, tantôt pour compliquer le processus.
Ce n’est que dans la stabilité et la paix que nous nous réaliserons.
Notre pays le Sénégal, terre de la «Teranga», qui a fait école comme modèle achevé du «vivre-ensemble», c’est-à-dire de tolérance dans la capacité des diverses communautés qui le composent, de réaliser une cohabitation réussie, dans une intelligente et fine convivialité.
C’est fort de cette arme, et fort du cousinage à plaisanterie, que nous avons traversé le temps et ses épreuves, sans jamais dépasser le seuil critique des tensions et convulsions non maîtrisées.
Allons, frères et sœurs en grappe, pour conquérir la paix, installer notre beau pays dans une stabilité éternelle et promouvoir nos talents, et compétences, dans tous les domaines de la vie, mais aussi, pour faire face ensemble aux défis sécuritaires, sanitaires, climatiques et de développement, du siècle naissant.
Je reste convaincu que les solutions aux préoccupations des Sénégalais seront collectives, ou ne seront pas.
Hommes politiques du dedans et du dehors, je vous respecte.
Je vous remercie pour les efforts que vous déployez quotidiennement pour faire rêver et installer l’espoir dans le cœur des Sénégalaises et des sénégalais.
Si tous les Sénégalais faisaient comme moi, se terrer dans un Pénc 1.9 sur l’île de Ngor, le Sénégal ne bougerait pas.
Encore merci très chers Hommes politiques, d’aimer le Sénégal mieux que moi au point de vouloir le diriger aux fins de lui offrir tous les atours d’un développement.
La voie pour y arriver est celle de la sérénité, et le sens du compromis.
Ni Dieu, ni prophètes, que des hommes.
Abdoulaye DIALLO
LebergerdelîledenGor

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