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Situation politique tendue au Sénégal Afrikajom center met en garde contre les conséquences tragiques

En ces temps très agités dans le champ politique, il faut un dialogue politique, franc et sincère pour sortir des tourments qui menacent la paix, la sécurité, la stabilité et la démocratie au Sénégal. C’est l’appel solennel lancé à la classe politique par Afrikajom Center. Cette organisation de la Société civile demande au Président Macky Sall de créer «rapidement les conditions d’un dialogue avec l’opposition pour une sortie pacifique de cette grave crise que traverse le Sénégal à l’heure actuelle».

Dans le même sillage, elle exhorte Ousmane Sonko, président du parti Pastef, à surseoir et bannir tout appel à l’insurrection et à privilégier le dialogue politique franc, sincère pour éviter l’effondrement des institutions publiques et le chaos. Ainsi les membres de Afrikajom Center sollicitent l’intervention des khalifes généraux, des leaders de la Société civile, des médias et l’intelligentsia pour éviter l’explosion d’une violence politique susceptible de laisser des traces profondes sur le vivre-ensemble et les institutions publiques. Ils invitent aussi des organisations comme la Cedeao, l’Ua à se rendre immédiatement à Dakar pour anticiper toute crise. Mais aussi, ils demandent à la Cour pénale internationale (Cpi) de surveiller la situation politique, qui se dégrade de jour en jour au Sénégal et qui pourrait donner lieu à l’explosion de la violence.

Cette sortie est consécutive au dossier Ousmane Sonko-Adji Sarr, renvoyé devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Ces derniers jours, pouvoir et opposition se sont lancés dans des discours qui incitent au mortal kombat. «Aujourd’hui, la transformation et la manipulation politique d’une affaire de mœurs en un enjeu de pouvoir sans précédent dans l’histoire du Sénégal risque de créer des affrontements, des tensions et des violences politiques dont il est difficile de mesurer le développement et les conséquences pour la stabilité et la sécurité du pays», préviennent Alioune Tine et ses collègues.

Ils avancent que du côté du pouvoir politique, toutes les dispositions ont été prises pour renforcer les moyens matériels et humains des Forces de défense et de sécurité. Mais aussi, disent-ils, du côté de l’opposition et du leader Ousmane Sonko, il y a une mobilisation sans précédent des militants constitués en majorité des jeunes pour engager la bataille : «Refus de répondre à la Justice et appel à la résistance.» C’est pourquoi Alioune Tine et Cie mettent en garde le pouvoir et l’opposition contre les conséquences tragiques que pourrait avoir un tel affrontement sur le plan des droits fondamentaux de l’Homme, la démocratie, la stabilité et la sécurité.
Par Aliou DIALLO

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