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Opération – Lutte contre la fistule obstétricale à Tamba et Kédougou : Un camp de chirurgie réparatrice à Tambacounda – Lequotidien

Le ministère de la Santé et de l’action sociale veut aller vers l’élimination de la fistule obstétricale d’ici 8 ans. A Tambacounda, il a été organisé un camp de chirurgie réparatrice pour les femmes originaires des régions de Tambacounda et de Kédougou. Sans bourse délier. L’objectif est de les accompagner à se soigner et à retrouver leur dignité au niveau de leurs familles, explique Dr Amadou Doucouré, directeur de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé.

Par Abdoulaye Fall – La fistule-obstétricale est une souffrance. Un véritable problème de santé publique. «Un drame social même», ajoute Amadou Doucouré. «Le ministère travaille pour son élimination. Raison d’ailleurs, de leur présence à Tambacounda», explique le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé.

Pour soulager les femmes atteintes, un camp de chirurgie réparatrice et gratuite a été organisé à Tamba. «Déjà, relève-t-il, sur 16 patientes suspectées et consultées lors de la 1ère journée, les 12 d’entre elles sont porteuses de la maladie. Ce qui démontre sa présence. Elles vont être rapidement prises en charge et traitées par l’équipe mise en place. D’ailleurs, au-delà de la prise en charge des patientes, il est prévu une capacitation des acteurs pour que la maladie soit mieux cernée», dit Dr Doucouré.

Dans ce cadre, les chirurgiens de Tambacounda et de Kédougou ont été conviés pour être formés à la pratique de cette chirurgie réparatrice. Ce qui permet de procéder à la prise en charge de routine des malades. «Dès ce mois de janvier, il va être procédé à la prise en charge de routine de la fistule dans les établissements publics de santé. Les patientes n’auront plus à attendre l’organisation ou la tenue d’un camp pour être soignées. La réparation se fera en permanence dans les établissements publics de santé», précise Dr Doucouré. Ces efforts permettront d’arriver à l’élimination de la fistule d’ici 2030. «Nous voulons dorénavant que toute personne souffrant de la fistule soit prise en charge de manière rapide, efficace et efficiente, sans avoir à attendre l’organisation ou la tenue périodique de camp de réparation, avance Dr Doucouré. En partenariat avec les Ong, les professionnels de la santé, les universitaires, nous travaillerons à dérouler un certain nombre d’activités pour arriver à son élimination.» Sur la prévalence, il avance qu’elle ne peut pas être exacte, à cause des patientes qui se cachent. «Mais, il est noté entre 400 et 500 cas par an», avance-t-il. Inquiétant !

Aujourd’hui, cette maladie est devenue un véritable problème de santé publique. «C’est pour intensifier la lutte que le camp est organisé. Et cela, rappelle Dr Amadou Doucouré, sans bourse délier», précise le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant.
afall@lequotidien.sn

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